‹ Orthoptères de l'Amérique moyenneChapitre 143 sur 149 · MONASTRIA SEMIALATA, DOV. Sp · texte numérisé non relu

MONASTRIA SEMIALATA, DOV. Sp

Magna, fusca^ pronoto 9 parabolko, gibboso; élongaUhCucullato ; valde gramdoso, margine antico late testaceo, margitie postico medio spina armaJto; elytris 4^ segmentum abdominis aUingentUmSy rotundatis^ testaceis, fasda fusca,

Ç. Grande. Yeux distants, vertex peu ou pas creusé. Prothorax comme chez la M. biguUata^ mais dépassant moins la tête, parabolique, beaucoup moins triangulaire, ayant les bords latéro-postérieurs peu brisés; le bord antérieur très-arqué; les angles latéraux peu ou pas échancrés ; le milieu du bord postérieur un peu angulaire et armé d'une épine verticale ; les sillons formant un V moins ouvert; le capuchon allongé ; la surface point striée mais couverte de granulations tuberculeuses; les bosselures et le bord postérieur ponctués. Ëlytres atteignant l'extrémité du troisième segment abdominal, cornés, arrondis k l'extrémité. Le sillon anal atteignant un peu au delà du milieu du bord interne.

Couleur brune; cuisses et bouche testacées. Prothorax d'un testacé brunâtre; le milieu des bosses et le bord postérieur, bruns; de chaque côté des bosses postérieures, une tache roussàlre. Ëlytres d'un fauve testacé; une bande sur le tronc humerai et le bord interne, bruns. Sur l'abdomen, de chaque côté, une tache pâle. Entre les griffes, on voit un très-petit rudiment de pelotte. Plaque sur-anale comme chez la biguuaia. Tarses courts.

Longueur du corps, 0,055 ; — id. des élytres, 0,026 ; — largeur du prothorax, 0,024.

Habite : L'Amérique méridionale.

La forme du prothorax rapproche un peu cette espèce des Blabera.

Genre PETASODES', Sauss.

Blabbra, Ser?. — Monachoda, Burm. ex parte.

Formes Q larges, cf assez grêles.

Prothorax aplati, lisse ; son bord antérieur retroussé en forme de lame; ce retroussement produisant en dessous un fort bourrelet. Le capuchon très-fort el aplati.

Êlytres médiocrement grands, plus ou moins coriaces; le sillon anal faible.

Ailes 9 variables, cf grandes; le champ antérieur n'étant pas symétriquement arrondi à l'extrémité '.

Abdomen aplati, à bords lamelleux et dentés; la plaque sur*anale grande et fortement bilobée.

Pattes grêles; épines tibiales assez fines; tarses courts.

9. Prolhorax large et triangulaire ou en losange, à bord postérieur plus ou moins arqué, formant de chaque coté un angle prononcé et un peu échancré. Êlytres coriaces, lisses, de forme ovale-symétrique*; Tex* trémité symétriquement arrondie en. fortne de demi -ellipse; tantôt grands, tantôt rudimentaires.

cf. Prothorax assez petit, elliptique, à bord postérieur plus arqué que l'antérieur, fortement unidenté de chaque côté. Êlytres demi-coriacés, n'ayant pas une forme symétrique. Ailes grandes.

Tout Tinsecte est très-aplati; la tête est plate, mais les yeux sont un peu saillants, et le sommet du front et le vertex sont un peu cannelés. Le prothorax est fortement excavé el bordé antérieurement par un rebord en forme de paroi ; le capuchon, aplati en dessus, continue presque la surface du disque postérieur, mais il est terminé dans le reste de son

* Kizxtt^t^t.;^ en forme de chapeau. — Saus» Revue dtf Z^Niloyie, 1S64, p. 319. ' Voyei la noie î** de la page t17.

pourtour par des bords taillés verticalement; les carènes humérales sont vaguement indiquées ; la surface est assez lisse, sauf à la face antérieure du capuéhon; chez les femelles, l'échancrure des angles du prothorax est petite, et la dent qui lui succède est rapprochée de l'angle; chez les mâles elle est allongée, et la dent se trouve placée plus en arrière. Chez les femelles, les élytres ne sont pas tronqués obliquement, mais symétriquement arrondis à l'extrémité ; leur marge est dilatée, mais le bord antérieur n*est que peu arqué; il est coupé carrément à la base, et le prothorax est presque aussi large que les deux élytres pris ensemble au repos; à la base la veine humérale partage l'organe en deux moitiés égales. Les veines sont très-fines, sauf la v. scapulaire, qui est longue et qui fournit quelques branches; la réticulalion est extrêmement dense. Chez les mâles, les élytres ne sont pas arrondis symétriquement à l'extrémité, pas plus que les ailes; ils sont plus longs, demi-membraneux, à veines plus fortes, à réticulation moins dense. Chez les femelles, les ailes sont très-variables; parfois rudimentaires, elles prennent une forme étroite et lancéolée. Chez les mâles elles sont toujours bien développées. Ces organes offrent ceci de particulier : tandis que la bande vitrée postérieure se présente comme une ligne transparente étroite, la bande antérieure est très-large, densément réticuleuse et remplie par de petits secteurs arqués qui partent dQ la v. humérale; la v. discoïdale émet une branche antérieure.

Les Petasodes ont un faciès des plus original. Le prothorax, surtout chez les femelles, est façonné de manière à rappeler la figure d'un tricorne ou d'un chapeau de moine. Lorsque les élytres sont au repos, l'ensemble de ces insectes rappelle assez bien la tournure d'un moine enfroqué, et ils ont aussi la couleur brune du froc des capucins.

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