Petasodes reflexa, Thunb
Lata^ fusco-testaceoy subtus fusca ; pronoto et elytris badiis vd fusco-testaceis; pronoU margine postico magis arcuato quam antico; antico minus alte reflexo quam in V. Dominicana ; cucuUo antice oblique marginem anticum versus detruso.
9 dilatata; pronoto subrhombiformiy utrinque angulatOf margine postico fere con-
nombre des segments abdominaux qu'il partir de celui qui lui fait suite, du deuxième apparent, qui sera pour nous, comme pour Meinert, le premier. On trouve alors à l'abdomen :
A. Femelles. 1) Cinq anneaux complets très-apparents, qui possèdent arceau <lorsal et arceau ventral, et de chaque côté un stigmate au point de rencontre des deux arceaux.
2) Un sixième anneau formé par un petit arceau dorsal et par un arceau ventral très-grand, qui se prolonge jusqu'à l'extrémité de l'abdomen et forme le dernier segment ventral apparent, en d'autres termes, la plaque sous^énitale.
3) Un septième segment dorsal petit, et qui n'offre pas de correspondant ventral.
4) Un huitième segment dorsal également privé de correspondant ventral, à moins qu'on ne veuille considérer la vulve comme l'équivalent d'un segment. En effet, chez les individus adultes on trouve souvent une ligne cornée adhérente à la vulve et qui forme comme un petit arceau ventral. — Ces deux anneaux incomplets, étant invaginés, n'offrent pas de stigmates.
5) En apparence, un dernier ou neuvième anneau complet qui chez la larve entoure plus ou moins Torifice anal. Cet anneau est très-facile k isoler; il est formé supérieurement par la lame terminale du dos, ou plaque sur^anale; inférieurement par une lamelle cornée fendue, que j'ai à diverses reprises nommée plaque sous^anale^ et qu*il ne faut pas confondre avec la grande plaque sous-génitale ou dernier segment ventral. Aux points de rencontre de la plaque sur-anale et de la sous-anale sont insérés les filets anaux ou cerct, qui sont adhérents aux angles de cet espèce d'anneau et en font partie en tant qu'appendices. A première vue il semble donc qu'il existe un anneau anal complet ; mais nous verrons plus bas que les pièces anales ne constituent pas réellement un neuvième anneau, et qu'on doit admettre chez les Ç) huit anneaux seulement, les deux derniers, ou au moins le septième, étant incomplets en-dessous.
La vulve se trouve donc intercalée entre les pièces anales et le sixième segment ventral, remplaçant pour ainsi dire le huitème ; et l'anus se trouve placé plus haut, entre les plaques anales qui constituent en apparence un neuvième segment.
A la face ventrale, les segments 8® (vulve) et faux 9® (plaque sous-anale) sont toujours recouverts par le sixième (plaque sous-génitale) et ne font point saillie h l'extérieur; cependant le bord de la plaque sous-anale arrive souvent k fleur de celui de la plaque sous- génitale (sixième segment), et la dépasse même chez certaines larves. (Gomp. Homeogamia Brasiliana, p. 228.) A la face dorsale, les segments 7 et 8 sont le plus souvent invaginés, et restent invisibles, ou ne sont visibles que par leur bord extrême. Chez diverses espèces cependant, surtout chez les aptères, où la surface dorsale n'est pas protégée par les éljtres, ils deviennent saillants et même fort distincts.
DE l'A5IËKIQUE MOYENNE. 265
quoique reslani toujours petits, {Polyzostnia^ Chalcliolampra^ etc.)- Du fait de leur invagioalioD ou de leur dégagement, il résulte que Tabdoinen a Tair de o'étre pas toujours composé de la même manière.
B. Malbs. On trouve chez les mâles les mêmes cinq premiers anneaux que chez les femelles, plus un sixième et un septième complets qui possèdent bien l'arceau inférieur: le huitième forme la plaque sous-génitale, qui est ici beaucoup moins grande que chez la femelle, et qui porte les organes copulateurs ; on trouve aussi une sorte de neuvième anneau apparent ou anneau anal composé, comme chez la 9 , de la plaque sur-anale et de la petite plaque sous-anale fendue, et portant les deux cerei. Il faut encore observer que chez \eçf le huitième anneau porte sur le bord de l'arceau ventral (plaque sous-génitale) les deux petits appendices articulés qu'on a nommés les styles (siyli)^
Ainsi l'abdomen des mâles est comfiosé du même nombre de segments que c«'lui des femelles; mais, tandis que chez celles-ci c'est le sixième segment ventral qui s*hy- |>ertrophie pour former la plaque sous-génitale en faisant avorter les septième et huitième, chez ceux-là c'est le huitième seulement qui devient plaque sous-génitale, en sorte que le septième n'avorte pas et que les deux derniers arceaux ventraux se développent normalement. Chez la Q le septième et le huitième segment sont invaginés par le précédent, et il n*existe d'apparent que le sixième segment ventral (pas de septième ni de huitième) ; chez le çf tous les segments ventraux existent et sont apfiarents; le septième reste libre; le huitième recouvre lorifice génital.
La différence la plus apparente qui règne entre les mâles et les femelles, c'est que chez celles ci il n'existe en dessous qu'un seul segment (le sixième) lii où les mâles en offrent trois des sixième, septième et huitième). On pourrait donc être tenté de croire que chez les Ç) le segment ventnil est composé de deux segments soudés ; c*est ce que Ton croit observer d'une manière plus ou moins distincte sur la plaque sous-génitale de diverses espèces, et en particulier chez les Ptriplaneia^ llonieoya' mia^ Chalcliolampray etc., genres chez lesquels la seconde moitié de cette plaque est comprimée et séparée delà première par un profond sillon. On dirait presque que le sixième segment et le septième se sont ici soudés pour former la plaque soiisgénitale.
Il nous reste 2i parler des plaques anales qui, avons-nous vu, se retrouvent chez les deux sexes. Nous pensons, avec M. Schaum, que ces pièces ne constituent pas un neuvième anneau, et voici pourquoi :
P Lorsqu'on étudie de plus près les pièces qui semblent le constituer, on ne tarde pas à reconnaître que la plaque sous-anale ne forme |)as un véritable arceau inférieur, passant sous l'anus; en effet, cette plaque se compose de deux lobes, et c'est mire
ces lobes que s'ouvre rorifice anal. Or chez les sujets adultes ces lobes s'appliquent 800S la plaque sur-anale, et semblent alors constituer des pièces supérieures. La pla* que sous anale nous parait donc être seulement composée de lamelles indurées qui encadrent l'anus.
2® Les cerct, qui seraient les appendices de l'anneau anal, s'inséreraient h la rencontre de l'arceau dorsal et du ventral, si réellement les pièces ci-dessus décrites formaient un véritable anneau ; oi;, les appendices s'insèrent toujours sur les segments eux-mêmes et non sur leurs points de rencontre *. Il semblerait donc que la plaque sousanale ne doit pas être prise pour un arceau inférieur. M. Schaum envisage la plaque sur-anale, non pas comme un neuvième segment dorsal, mais seulement comme un lobe résultant de la segmentation du huitième segment, et qui emporte avec lui les cerci, lesquels seraient en réalité les appendices du huitième segment dorsal, de même que les styli forment chez les^ les appendices du huitième segment ventral. La plaque sous-anale n'est probablement formée que par deux lobes indurés représentant la cloison cornée qui, chez d'autres Orthoptères, sépare l'anus de l'orifice génital, mais qui vient ici emboîter l'anus.
3^ Â l'appui de cette manière de voir, on peut encore alléguer que, dans les insectes, on n'a encore trouvé chez aucune larve proprement dite plus de 8 anneaux abdominaux (9 en comptant le médiaire), eu sorte qu^il u*est pas \à supposer que les Blattides fassent exception \k la règle générale.
Il n'y a donc pas en réalité d'anneau anal (ou 9% mais seulement un demi-segment dorsal auquel tiennent les cerci, et aux extrémités duquel vient se fixer la cloison ou plaque sous-anale.
La composition de Tabdomen, telle que nous venons de la décrire, répond parfaitement à la théorie générale de la structure de l'abdomen chez les Arthropodes, telle que l'a formulée le professeur Schaum. Cette théorie est ingénieuse en ce qu'elle semble établir l'unité de composition de l'abdomen chez les insectes, et quoique basée pour les Orthoptères sur des types appartenant k d'autres familles, elle nous semble s'appliquer également h celle des Blattides. Nous sommes donc disposés h l'accepter comme juste si elle se confirme dans toute la série des Orthoptères.
Tout dépend dans cet ordre de faits des définitions qu'on donne aux mots, et tout dépend, dans ce cas spécial, de ce que l'on veut appeler un anneau. L'embryogénie seule pourra éclaircir d'une manière définitive la question de savoir ce qui doit être envisagé comme tel.
* Les styli des mâles sonl en effet articulés sur le bord postérieur de la plaque sous-géoitale ( S^ segment ventral.)
Durant le cours de la publication de ce Mémoire, je me suis aperçu, par diverses citations, que l'exemplaire de Sioll, dont je me servais \ se trouvait être incomplet et qu'il y manquait les trois dernières planches de Blattes, ainsi que la table des noms. J'ai appris depuis que Stoll était mort durant le cours de la publication de son ouvrage, et que celle-ci avait été terminée par Houttuyn, d'où il est probablement résulté que plusieurs exemplaires sont restés incomplets. Cette circonstance, dont il m'aurait été impossible de me douter, ma fait décrire comme nouvelles deux espèces figurées par StolL et a introduit quelques lacunes dans la synonymie de quelques autres espèces déjb connues.
Je donne ici la liste des espèces figurées sur les planches \W h V^, que je D*aî pas connues en temps utile et dont j'ai pris connaissance sur un exemplaire complet qu'a bien voulu me communiquer M. le lieutenant de Ileyden.
PLANCHE III d. (jmfèm
Fig. 10. Periplaoeta Âmericana, 9 (ficcifolia^ Stoll.) 71 15
Fijç. 11. id. id. cf id. 7l 15
Fig. \t. Panchlora, voisine de la nivea (hyalina, Stoll.). Cette espèce, dont la patrie
n'est pas même indiquée, ne saurait être reconnue avec certitude 194 95
Fig. 13. Periplaneta histrio, Sauss. $ (rhombifolia, Stoll.) larve 73 18
Fig. U. Periplaneta Americana, cf (auraniiaca, Stoll.) larve 71 15
PLANCHE IV d
Fig. 15. Periplaneta orientalU, cf (orientalu, Stoll.) 78 17
Fig. 16. id. id. 9 id. 73 17
Fig. 17. id. id. capsules contenant les œufs 73 17
Fig. 18. Blatta germanica {germanirn Stoll.) 103 —
Fig. 19. Pancblora 4-punctata (d-punctata, Stoll ). Rspéce voisine de la P. Aîexi-
cana, Sauss. («ans indication de patrie) 197 iW
Fig. fo. Panchlora Indica imelanocephala, Stoll.) 188 88
PUNXHE V d,
Fig. 21 . Corydia Petiveriana {Petiveriana, Stoll.) 147 —
Rg. W. id. id. à ailes éulées 147 ~
Fig. tZ. Pancblora Maderae (sans nom), larve ÎOt 104
Fig. 44. Urve de la même espèce? ÎOî 104
Fig. t5. Polyzosteria orientalis (sans nom). J avais décrit cette espèce sous le nom de
PieUti, faute de connaître celte Agure 54 3
* Lexempiaire de feu Jorine, le leol qui existe à Genève.
Je dois encore ciler ici les figures suivantes que je n'ai pu réussir à rapporter aux espèces qu'elles doivent représenter :
Drurt, Illustr. of Nat. Hisi. tome IL planche xxxvi.
Fig. i. Panchlora nivea ? (nit?«a, Dr.) New-York. (?)
Fig. 2. Blabera ? (gigantea^ Dr.) Jamaïque. Cette figure rappelle par sa taille la Bhbera
Mexicana, mais la tache brune du prothorax est libre comme chez la giganUa, Fig. 3. Nyctobora sericea? (Bl. /Egyptiaca, Dr., par erreur). Jamaïque.
Merian, Insectes de Surinam ^
La planche i^^ représente une grande Blatte qui ressemble à certains égards k des Blabères, mais qui, vu la forme et le dessin du prothorax, semble plutôt devoir représenter la Periplanela Americnna grossie? — Comp. page 71, n® 15.
* Dissertation sur la génération et les transformations des Insectes de Surinam, etc., in-folio. La Haye, 1726.
«^^^Nor^ac^çxo'-^v*
Pas?e
28, ligne 7 à partir du bas, au lieu de : ou sous-anale, lisez : ou sotis-anale, Servilie.
On ne doit pas confondre la plaque sous-anale Servilie avec les lobes sous-anaux ou
plaque sous-anale, Sauss. Comp. page 265.
42, dernière ligne, au lieu de : Prosoplecta, lisez : Diploptériens. 46, lignes 6 et H. lisez : NuDiTARSiC.
46, au tableau des genres correspondants ajoutez :
Spinosœ. j Muticœ.
7 bis. Prothorax à capuchon très-prononcé ;
élytres grands, coriaces