‹ Orthoptères de l'Amérique moyenneChapitre 17 sur 149 · Paratkopes srBSERiCErs, Sanss. (lig · texte numérisé non relu

Paratkopes srBSERiCErs, Sanss. (lig

Niger ^ ubiquepilis fulvis dcnsissimc sericcus; abdomnis margives^ vertex^pronotum H elfftra^ obsaire mfa;j}f<ynoti margine antico lato, vix arcuato, f'ascia flava limbato, marginepostico maxime arcuato ; clyUis convexis, basi cornets, apice subacuminatis, supra lineis ^ lovgUudinalibfts marginibfisqur ienuUer, nigris;suleo anali nullo; al^B aurea, apice fxtëco-marginatœ.

P. tuhierïcem, Sauss., Revue de Zoolo^'. XIV, 18H2. i29.

Ç^ . Corps assez bombé. Proihorax ayant son bord antérieur large, très-peu arqué; le bord postérieur au contraire Tétant très-fortement. Elytres bombés, surtout en dessus \ la base, atténués au bout et presque terminés en pointe; cornés jusqu'au delb du cbamp anal; ensuite striés et demi-membraneux. Le sillon dorsal nul ou à peine indiqué, seulement un peu marqué sur Télytre gauche à la rencontre du bor<i suturai. Le prothorax et la portion cornée des élytres, finement ponctués; la marge scapnlaire de ceux-ci Tétant grossièrement. Plaque sous-génitalcsublriaogulaire. Filets grands, aplatis, obtus; stylets assez forts, noirs.

Corps noir. Les bords de Tabdomen assez largement roux; vertexroux. Prothorax et élytres d'un roux sombre ; le premier orné d'une bande orangée le long de son bord antérieur; cette bande bordée de noir postérieurement; les secondes portant deux lignes noires longitudinales; ayant en outre le bord interne, Textrémité et le bord externe un peu bordés de brun. Ailes d'un roux orangé, avec le bord un peu jaune et Textrémité bordée de brun. (Pattes manquent.) La tête, le proihorax et les élytres. même Tabdomen en dessous, tout revêtus de petits poils fauves soyeux.

Longueur du corps 0,019; — id. avec les élytres 0,024; — id. de Télytre 0,021 ; — id. du prothorax 0,005; — largeur du prothorax 0,0083.

Habile : Surinam. (Musée de Neuchàtel.)

Cette jolie espèce se distingue facilement de ses congénères par l'absence du sillon anal aux élytres. Elle a les élytres moins longs et plus atténués au bout, et le bord antérieur du prothorax moins arqué que chez le P. Lycus.

Elle fait transition :

D'une pari : aux PIvtraspis propreoienl dits, par ses éUtres dénnéi» de sillon, en-

64 ORIHOPTÈRES

8orte qu'on pourrait presque l'envisager comme un Phoraspis aplati ; mais elle s'éloigne de ce genre par sa lëie saillante, son prothorax plat et son corps revêtu de poils * .

D^autre part : aux Nyctobora par son duvet soyeux ; quoique s'en éloignant un peu par la forme du proiliorax et Téiat rudimenlaire du sillon dorsal de Télytre *.

Fig. 8. Paralropes suhserkeus, cf.

8°*®. section. Prothorax elliptique, voûlé; son bord antérieur aussi arqué que le postérieur. Antennes très-épaisses. Prothorax et élytres veloutés, soyeux. (Passage aux Nyctohora par la forme du prothorax.)

U. Paratropes vestitus, Sauss.

OraciUs^ niger^ antennis crassiSy nigris, pilosis; pronoto et elytris rufo-femigineis, holosericeis^ grisechvéltUinis^ fnarginibus pallidioribus; pronoto elHptico, fornkatOy haud bisulcato; elytris striatis^parttm dilafatis, vena humerali et margine suturait, nigris; alis aiurantiiSy postice nigro-niarginatis.

P. veslitm, Sauss., Revue de Zoolog. XIV, 1864, n^ 8.

Formes grêles, allongées; antennes très-épaisses, noires, poilues. Prolhorax petit, voûlé, à peu près dénué (Pimpressions, ellipliquc, quoique un peu atténué en avant (c'est-h-dire que le bord antérieur est légèrement plus arqué que le postérieur) ; les lobes latéraux un peu tombants, vu la forme voûtée. Ëlylres étroits, peu dilatés pour le genre, h bord externe peu convexe à la base ; ces organes, du reste, striés comme chez les autres espèces. Toute la surface du prothorai et des élytres revêtus d'un duvet serré de poils soyeux ou un peu veloutée.

Corps noir; prothorax et élytres d'un roux ferrugineux; disque du prothorax offrant une tache noirâtre, parfois divisée ; ses bords, ainsi que le bord des élytres, plus pâles; la nervure humérale, et le bord interne de Télytre gauche noirâtres. Âiles orangées ou ferrugineuses, un peu marginées de noirâtre au bord postérieur. Tibias et tarses roux ; éjunes tibialeset extrémité des tarses noirs. (Abdomen... ?)

Longueur avec les élytres 0,027 ; — id. des élytres 0,021.

• Le Phorttfpis etei/uns .IJurni. a uiw livirr li ùs-analogiie à celte es|MVc, mais je le crois différent, ce genre «le livnV se reirouvant chez plusieurs espèces. Le l^horaspis (Paralropes) eleganSy Rlanch... que l'auteur a pris a cause de c«îlte môme livrée pour le Phoraspis eletfans, Burm.. est une autre espèce u-ès-distincle par son sillon dorsal et qui ressemble plus au /*. lycus.

■ Dans le genre ^'yrtobvra on voit cependant déjà le prolhorax devenir |)etil, à bord poslériear Irèsarqué, et le sillon dorsal devenir faible. Le Paralropes suhserkeus établit une liaison Urès-caraclérisée «Olrc les Phoraspis et les Nyclobora,

DE L'AMfiRIQlE ^MOYENNE. 65

Nymphe cf. Thorax bordé de leslaré ; les deux avanl-derniers segments de Tabdomen, glabres; leurs bords un peu relevés el lerminés par dos dénis mousses; filets aplatis, obtus, noirs ; plaques anales arrondies.

Habite : Le Brésil.

Ce type est intermédiaire entre les Paratropes et les Nycfobora. On pourrait le faire figurer indifféremment dans Tun ou l'autre de ces deux genres ; mais nous Taïons placé dans le premier ^ cause de la forme aplatie de ses filets anaux, de son faciès et de sa livrée qui rappellent Taspect des Paratropes.

Genre NYGTOBOBA, Burm.

Nyctibora, Burm.

Corps large el aplali; riiisecte ayant au repos une forme ovoïde; le prothorax el les élytres revêtus d'un duvet de poils soyeux, satinés, à reflet souvent glauque.

Yeux subcontigus au vertex.

Prolhorax elliptique, un peu dépassé par la tête, tronqué ou arqué postérieurement;, mais ne laissant pas Fécusson à découvert, celui-ci étant caché, grûce au fort entrecroisement des élytres.

Élytres assez durs, densémcnt striés, notablement plus longs que Tabdomen, très-fortement croisés et se recouvrant dès la base par leur bord interne.

Filets anaux très-grands, comme chez les Periplaneta. Chez les mâles des styles allongés.

Les antennes sont très-longues, ainsi que les palpes maxillaires. Les ocelles sont indiqués par deux grandes taches très-distinctes, et les yeux sont très-rapprochés, presque contigus au vertex. Le prothorax n'est pas bordé, ni bossue, mais lisse et soyeux. Les élytres sont cornés à la base et presque dénués de nervures jusqu'au sillon anal, lequel est très-arqué, en sorte que le champ anal est court et large. Le bord externe de l'élytre est souvent très-arqué et dilaté dès la base, comme chez les Paratropes. La veine humérale est peu élevée, sinuée; le champ marginal est

large, couvert de nervures arquées en partie rameuses, et offrant une grosse veine scapulaire; le champ postérieur est strié, rempli de nervures longitudinales nombreuses, parfois effacées à la base, arquées, à convexité tournée vers le bord interne et souvent un peu bifurquées vers Textrémité. Les nervules transversales sont peu prononcées. Les ailes sont arrondies ; leur champ antérieur est un peu opaque, presque aussi large que le postérieur, lequel est très-court; leur champ marginal est large, rempli de veines costales rameuses qui émanent presque toutes de la veine humérale; Taire vitrée est étroite; elle n'est pas réticulée; les secteurs discoïdaux sont nombreux; la première veine du champ postérieur est en général bifurquée. Les pattes sont longuement épineuses et médiocrement fortes. L'abdomen est ovale, large; la plaque sous-génitale de la Q est arrondie, aplatie et striée en travers; celle du cf est allongée, parabolique.

Par les longues épines de leurs pattes, leurs grands filets anaux, la longueur de leurs antennes et leurs élytres striés, ces insectes se rapprochent des Periplaneia; mais ils s'en distinguent par leurs formes plus larges^ par le duvet satiné qui tapisse les élytrès et le prothorax, par la forme des pièces anales et par leurs yeux subcontigus. Ils ont tous une couleur sombre, et offrent, en général, des reflets irisés, surtout sur la partie recouverte de l'élytre droit*.

Les mâles ont un prothorax moins grand et des élytres plus longs que les femelles.

!• Organes du vol normalement développé».

Page 1