‹ Orthoptères de l'Amérique moyenneChapitre 26 sur 149 · Periplaneta Mysteca, Sauss · texte numérisé non relu

Periplaneta Mysteca, Sauss

Nigray crassa, convexa; fronte pundis 2 testaceis; antenms ferrugineis, basi nigris; pronoto fornicatOj fascia tUrinqus sanguinea, (meso- et metanoto etiam fréquenter margine sanguineo) ; pedum spinis rufis ; tarsis subtus tesiaceis ; alis et elytris nullis^ sed tantum mesonoto tUrinque sulw (elytrum squamiforme delvneante) instructo.

P. mytteca^ Sauss. Revue de Zoologie, XIV, 1862, 170.

Ç. Grandeur de la P. orientalis, mais le corps plus convexe^ épais. Tête assez courte, lisse. Prothorax en forme de trapèze, irès-convexe, lisse, à bords latéraux tombants ; le bord antérieur légèrement arqué, le postérieur à peine un peu convexe ; la surface lisse offrant vers la partie antérieure deux dépressions insensibles. Méso- éi méthatborax lisses nullement ponctués; le premier ayant son bord postérieur un peu sinué ; le second ayant ses angles postérieurs un peu prolongés en arrière. De chaque côté du mésothorax une écaille lisse et finement ponctuée, indiquée par un sillon. Plaque sur-anale ne débordant pas la sous-génitale, en trapèze, bilobée et comprimée en forme de toit; ses bords latéraux un peu relevés. Plaque sousgénitale comprimée et fondue, ponctuée.

Insecte noir : bords latéraux du prothorax ou même du thorax tout entier, ornés d'une bande rouge-sang. Antennes plus longues que le corps, ferrugineuses depuis le premier tiers. Epines des pattes et crochets des tarses d'un brun roussâtre ; les tarses marqués de testacé en dessous. Au front deux points testacés. — Longueur: 0,020.

Habite: Les terres tempérées du Mexique. 2 Ç d'Oaxaca, récoltées par M. Salle.

Genre ISGHINOPTËRA, Burm.

Blatta, Serv. — Ischnoptera, Burm. — Platamodes, Scudder.

Formes Irès-grêles et allongées.

Antennes sétacées, plus longues que le corps.

Prothorax en général suborbiculaire, petit, assez allongé, mais cependant plus large que long, le plus souvent tronqué au milieu du bord antérieur; un peu arqué postérieurement, mais laissant une partie de Técusson à découvert.

Êlytres trùs-longs et étroits, dépassant notablement Fabdomen ; demimembraneux, à nervures distinctes et régulières; à extrémité arrondie; leur marge en général dilatée horizontalement, arquée ou droite, mais non excisée; chaque élytre pris séparément ne s'atténuant pas vers l'extrémité, s'élargissant même quelquefois d'avant en arrière.

Segment sous-génital des femelles très-convexe; celui des mâles offrant «i l'extrémité quelques enfoncements; filets anaux longs; des styles distincts chez les cf. Cuisses fortement épineuses.

Chez ces insectes, la tête est un peu saillante et de forme variable. Le prothorax est remarquable par sa petitesse, mais il est très-variable aussi, parabolique ou en trapèze, tantôt lisse et corné, tantôt un peu chiffonné et portant les deux sillons obliques bien marqués.

Dans toute une série d'espèces, la marge externe de l'élytre est dilatée horizontalement, et le bord externe est arqué à la base; les deux élytres se superposent fortement au repos, et, pris ensemble, ils forment im ovale qui se rétrécit d'avant en arrière. (/. Penmylvanica^ D. G.) Dans d'autres, où le prothorax est plus trapézoïdal, chaque élytre pris séparément s'élargit un peu de la base vers l'extrémité, la marge est alors étroite, droite dès la base, point dilatée. (/. erythrocephala , F.) Chez ce type, les élytres se superposent moins bien; ils ne plaquent pas exacte-

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ment Tuii sur Tautre, mais ils se recouvrent d'une manière lâche, un peu comme chez les Termites, par exemple. 11 résulte de là que chez plusieurs espèces Télytre droit ne porte aucune trace de recouvrement, que son bord interne n'est pas plus membraneux que le reste de son étendue et que les deux élytres sont donc parfaitement semblables V

Malgré ces différences, les Ischnoplera ont tous un faciès commun qui dé{>end de la petitesse et de la longueur relative du {)rothorax et du grand allongement du corps et des élytres. Le genre serait donc assez naturel sans la première division, qui le décaractérise d'une manière embarrassante.

Les Ischnoplera ressemblent surtout :

1® Aux Thyrsocera par leur prothorax assez allongé et par leurs formes grêles; mais elles se distinguent par leurs élytres qui ne sont pas excisés au bord externe, par leur prothorax tronqué postérieurement, laissant Fécusson à nu, et par leurs antennes simples et sétacées.

2<> Aux Blalla, dont elles ne sont pas séparées par des limites trèsdéiinissables (voyez les affinités de ce genre), car les Ischnoplera à corps peu allongé sont presque des Blalla allongés.

fV Aux Periplanelay qui ont presque les mêmes foi mes, quoique notablement plus raccourcies. Toutefois, les Ischnoplera Ç ont le segment sous-génital simple, et chez les çf la plaque sur-anale n'est pas bifide comme chez certaines Periplanela.

Les Ischnoplera n'ont pas des mœurs aussi vagabondes ciue les Péri* planela ; elles habitent les forêts et se cachent sous les {)ierres. On ignore encore si ces insectes se répandent comme d*autres Blattes {>ar la voie du commerce dans les diverses contrées de notre globe; aussi, malgré l'extrême ressemblance de plusieurs espèces originaires de tous les continents, je ne crois pas qu'on doive considérer ces espèces comme identiques.

Le genre Ischnoplera est probablement très-nombreux; outre les espèces qui sont décrites ici, nous en connaissons plusieurs autres de l'Amérique méridionale. La plupart de ces insectes sont si voisins entre eux,

' /. jyneea, témilit^ erjfikroeepkalû. (Type africain.)

qu'on a beaucoup de peine à les distinguer, et plus de peine encore à les décrire de manière à permellre de les reconnaître. Aussi est-il impossible de se fixer avec certitude sur- ceux qui ont été trop brièvement décrits par Palissot de Bauvois et par Burmeister. J'ai cherché dans la vénulation alaire un caractère propre à aider à définir ces espèces si rapprochées les unes des autres, mais je dois prévenir que je ne crois pas cette vénulation parfaitement fixe * .

1^® division. Prothorax plat ^ parabolique^ à bord antérieur trèsarqué, à bord postérieur droit et à angles postérieurs tronqués. Élytres à bord externe arqué à la base, subsinué depuis le milieu; sillon anal en forme de ligne enfoncée, très^convexe à sa ba^se où il dessine presque un lobe; champ anal large, ovoïde, à pointe tournée eti arrière, arrondie.

t. Élytres coUèremcat développés.

I. LiNBATA, P.B. (Blatta lineata, Paliss. Bauv. Ins. d*Âinér. 218, pi. Il, (ig. ç. — Serv. Onhopi. 98, 22).

t. Éljtres D'atteignant pas l'extrémité de l'abdomen.

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