‹ Orthoptères de l'Amérique moyenneChapitre 54 sur 149 · Blatta Cubensis, Sauss. (fig · texte numérisé non relu

Blatta Cubensis, Sauss. (fig

Minuta^ siibtiis testacea; antennis corpore duplo longiorihus; fronte supra antennas transversim carinato ;pronoto Q maxinw, suîccUo^ castaneo^ marginibus lateralibus dilor tatis, late pélluddis^ reflexis; cf minore, fréquenter pallidiore ; élytris 9 abdominis hn* gitîidine, ovatis, eastaneis, niargine reflexo^ ^;aH/dia?*e niaculaqtie laterali pelhicente^ cf pallidioribus, ferrugineis, abdofnen vàlde super antibt(S, inaculis 4 vel fasciis 2^ obsctwis, — cf. Elongatus ; graàllinms.

Bl. cuheims, Sauss. Revue de Zoolog. XIV, 1862, 165.

Q . Petite^ de la grandeur de la liL germanica^ mais moins grêle. Antennes deux fois plus longues que le corps. Face allongée : au sommet du front, souvent une petite carène transversale arquée, qui passe par-dessus les antennes. Palpes longs et grêles. Prothorax ayant la même forme que chez la Germanica^ atténué en avant, mais plus discoidal, abords latéraux plus larges^ dilatés ei réfléchis; le bord postérieur tronqué en ligne droite; à la partie antérieure, une ou deux fronces ou sillons transversaux, et, à la base, deux sillons obliques indistincts. Ëlytres ne dépassant guère le boul de l'abdomen, larges et ovalaires, k bord latéral arqué, luisants, coriaces et comme enduits d'un vernis qui aurait effacé les nervures. Le champ marginal offrant iO à 12 côtes élevées; les v. costales simples, la cinquième, septième et huitième souvent bifurquées. La v. humérale simple, point rameuse. La v. discoidale parallèle à celle-ci ; bifurquée au bout ; émettant, en outre, cinq secteurs obliques, arqués ; le cinquième bifurqué; la seconde discoidale simple. Les vénules transversales nulles ; le champ anal piriforme, terminé en pointe, ponctué et offrant quatre veines axillaires peu élevées. Ailes hyalines, réticulées, k veines très-faibles et transparentes; la v. discoidale seule forte, émettant seulement deux secteurs dans le champ étroit. La première V. axillaire fourchue près de sa base. Plaque sous-génitale très-grande, simple, k peine carénée k l'extrémité.

Corps et pattes testacés; tête brune, face parfois ornée d'une marque pâle. Prothorax occupé par une large bande brun-marron, qui s'étend d'un bord k l'autre en s'élargissant en arrière, échancrée de chaque côté ; les bords latéraux largement transparents; la partie colorée formant bosse; les bords incolores, un peu creusés. Ëlytres d'un brun transparent sur les bords, presque tout entiers occupés par une grande tache d'un marron foncé échancrée au bord externe ; la marge réfléchie de la base, transparent^.

Var. La carène du front presque effacée. Les panies colorées du protliorax et des ëlytres seulement ferrugineuses, formant des taches fondues, k contours mal définis.

cf. Grêle et allongé; le vertex aplati et subexcavé au-dessus de la carèue; celleci ayant sa courbure infléchie en bas, parfois eflacée au milieu ; la petite carène verticale nulle, remplacée par une facétie frontale. Prothorax plus pelit que chez la Ç, mais de même apparence, offrant des sillons basilaires plus distincts qui dessinent le disque ovale un peu élQvé. Élytres étroits, dépassant longuement l'abdomen, demi-membraneux, à bord externe à peine sinué, à peine arqué après le premier tiers, densément strié et réticulé en relief dans le champ discoidal, mais n'oflrant par transparence que des veines peu nombreuses, quoique plus nombreuses que chez la Ç> , à cause de la plus grande longueur de Télytre. Les v. costales plus simples, sauf l'avant-dernière, les six premières fournies par la v. scapulaire; la v. humérale rameuse au bout; émettant deux branches postérieures : une seconde parallèle, qui remplace la première discoidale et qui fournit six secteurs, et une première plus près de sa base, simple, intercalée entre le premier secteur de la seconde et la seconde v. discoïdale. Ailes hyalines, à Peines transparentes, réticulée ; à champ antérieur très-étroit. La v. scapulaire fournissant quatre ou cinq v. costales ; la v. humérale fournissant les autres; les premières épaissies et empâtées par une tache opaque blanche-ferrugineuse qui forme en dessous un stigma marginal allongé. La v. discoïdale fournissant trois secteurs ; la première axillaire deux fois bifurquée. Ëlytres ferrugineux, oflrant chacun deux taches fendues brunes ou seulement plus foncées : Tune subbasilaire, presque carrée ; l'autre mal définie, située vers le milieu. Ailes ferrugineuses ou transparentes, avec une tache jaunâtre allongée sur le bord, au delà du milieu. Abdomen grêle et allongé; plaque sous-génitale allongée, triangulaire, terminée en pointe échancrée ou tronquée; plaque sur-anale très-courte, mais h bord arqué subangulaire ; filets anaux très-longs.

Var. Accidentellement une tache jaunâtre sur le disque du prothorax, en forme de V ou de croix de Malte. — Il est probable que souvent la Q ofire aussi, k chaque élytre, deux taches séparées par une bande pâle transversale résultant 'de la prolongation de l'échancrure de la tache.

9 cf

Longueur du corps 0,011 0,012

» » avec les élytres. . 0,011 0,015

» des élytres 0,008 0,012

Largeur du proihorax 0,0045 0,0032

Longueur » 0,004 0,004

» des antennes 0,023 0,024

Habite: L'Ile de Cuba, où elle est très-commune. (M. F. Poey. 2 Qi 3 cf.) Cette espèce ressemble beaucoup pour la vénulation et les couleurs à ma BL pha^ leraia^ mais elle s'en distingue aisément à son protborax, dont les bords sont larges.

dilatés el relevés. Ici, le prolhorax Q esl irès^grand par rapport aux élylres, tandis que, chez l'espèce citée, il est plutôt petit, lisse, non sillonné ni bosselé; chez cette dernière, le front n'offre pas trace de carène.

Fig \i. BlattacubensisÇy grossie. — Fig. 15. Id. cf. b. Élytres dépasMUit l'abdomen, élargi» an mlllea, et terminés en pointe. (ECTTOBIA.)

Dans ce groupe, lesélyires sont, en général, d'égale longuear dans les deux sexes; leur bord externe est fortement arqué, ce qui leur donne leur forme dilatée au milieu, et l'extrémité se termine, non par un arrondissement, mais par une pointe. Les nervures sont très-saillantes, souvent pennées sur la veine principale (fig. 18), et le champ aual est atténué posicrieurement, jamais terminé par un large arrondissement. Les épines fémorales sont petites et sujettes à tomber. Le prolhorax est tantôt fortement tronqué postérieurement {Bl. Imdn^ Fab.), tantôt |)lus irrégulièrement elliptique. Les espèces sont, en général, de petite taille, et leur faciès rappelle celui des Buprestes.

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