‹ Orthoptères de l'Amérique moyenneChapitre 64 sur 149 · Ellipsidium Heydenianum, Sauss · texte numérisé non relu

Ellipsidium Heydenianum, Sauss

Ferruginechfusca; vertice latissimo; antetmis crassis, nigris, pilosis ; pronoto trahisverso, ellipHco, postice truncato, ferrugineo, testaceo-niarginato ; elytris fusco-rufis, extus albid(hmarginatis.

EUiptidion Heydenianum, Sauss. Revue de Zoolog. XVI, 4864, n<> 2\,

Ç . Antennes épaisses presque dès la base, et partout garnies de poils presque en forme de brosse. Tête triangulaire, lisse, très-large au vertex à cause de la grande saillie des yeux; déliassant un peu le protborax. Celui-ci transversal, elliptique, large et court; ses bords latéraux très-arrondis; l'antérieur peu arqué; le postérieur tronqué presque en ligne droite d'une épaule à l'autre; la surface lisse, luisante, offrant seulement une petite impression au milieu du bord postérieur. Êlytres assez étroits et courts; ne dépassant guère Tabdomen. lisses et coriaces; le champ marginal trèslarge, parcouru par des lignes obliques élevées; le postérieur réticulé; le champ anal strié et ponctué, piriforme, h sillon profond.

Couleur d'un brun testacé; pattes testacées; tète et premier article des antennes roux ; le reste des antennes noir; protborax roux sur le disque, ou un peu brunâtre ; le pourtour testacé, demi-transparent; les bords latéro-postérieurs ornés d'un fin liséré noir. Ëlytres roux, brunâtres à la base, régulièrement bordés de jaune-blanchâtre jusqu'au bout.

Longueur avec les élytres, 0,010; — id. des élytres, 0,0075.

Habite : Le Brésil. (Musée de Senkenberg.)

Genre THYRSOGERA, Burm.

PsEUDOMOPS*, Serville. — Thyrsocera, Rurm.

Formes grêles, plus allongées que chez les Blatta.

Antennes aussi longues que le corps, assez épaisses dans leur première moitié; renflées avant le milieu chez les femelles, et entourées à ce point d'une brosse de poils serrés, (le renflement étant surtout produit par ces poils).

* Nomen mendosum.

Prothorax subcirculaire ou pentagonal, à peu près aussi long que large, quoique rétréci en avant; son bord postérieur très-arqué, recouvrant récusson.

Élytres dépassant notablement Tabdomen, étroits, entièrement aplatis ; leur bord externe étant convexe à la base seulement, puis subexcisé après le milieu. La veine humérale et surtout les discoïdales presque coudées au milieu ; la dernière discoïdale formant une crosse arquée autour de l'extrémité du champ anal, d'où parlent trois ou quatre secteurs (fig. 21, n).

Ailes offrant une vénulation simple, à nervures peu nombreuses, peu ramifiées, longitudinales; secteurs discoïdaux au nombre de 2 ou 5 seulement.

Filets anaux très-longs; les styles des mftles peu ou pas appréciables.

Dans ce genre, la tête dépasse un peu le prothorax; celui-ci est plat et luisant. Les élytres sont demi-membraneux, partout également larges; la veine humérale est fortement sinuée, presque coudée, ce qui fait que le champ marçinal est élargi au milieu; la première veine discoïdale est» en général, simple et coudée; la seconde se bifurque, et ses branches se coudent encore plus en s'effaçant à l'endroit du coude, qui correspond à l'extrémité du champ anal; les derniers rayons discoïdaux sont souvent effacés à la base, en sorte qu'ils n'atteignent pas la crosse anale de la dernière veine discoïdale; les veines du champ discoîdal postérieur sont parfaitement longitudinales. L'aile est un peu réticulée; le champ antérieur est étroit; le champ discoîdal, très-étroit, n'offre que des branches longitudinales; le champ marginal, assez large, offre des veines costales simples, légèrement épaissies et presque toutes fournies par la veine humérale. La veine discoïdale ne fournit que des branches très-peu nombreuses, à direction entièrement longitudinale. Les pattes sont longues et grêles; les tibias sont garnis d'épines nombreuses et longues, et les cuisses portent en dessous une double rangée de longues épines. L'abdomen est grêle; le dernier segment ventral, très-convexe en forme de gouttière; la plaque sur-anale, arrondie et ne dépassant pas le segment

sous-génital. Les filets anaux sont extraordinairement longs, plus longs que dans aucun autre genre, même bien plus longs que chez les Périplaneta, composés d'articles très-dislincls, à bords tranchants et terminés d'une manière peu aiguë. Les mâles n'offrent pas de styles.

Ces insectes ont une petite taille, et sont, en général, ornés de belles couleurs.

Les Thyrsocera touchent aux Ellipstdion; ils en diffèrent par leur prothorax allongé, recouvrant Técusson, et par leurs élylres étroits, caractérisés par la vénulation particulière qui vient d'être décrite.

Les femelles sont faciles à reconnaître à la forme si gracieuse de leurs antennes, mais les mâles pourraient être confondus avec les Blatta. Toutefois, leur prothorax subcirculaire, nullement transversal, dont le bord postérieur très-cintré est prolongé en arc de cercle par-dessus la base de l'écusson, suffit pour les faire reconnaître.

On pourrait encore confondre ce genre avec les Ischnoptera, qui ont aussi des formes grêles, et qui offrent avec eux une grande ressemblance dans le prothorax et les autres parties du corps; mais, chez les Ischnoplera, le bord postérieur du prothorax est peu arqué, et laisse l'écusson à découvert en tout ou en partie; la vénulation ély traie est fort différente; les 9 se distinguent par leurs antennes simples, et les cf P^r leurs styles anaux très-distincts.

Enfin, les Thyrsocera ont jusqu'à un certain point, comme chez les Epilampra, le bord postérieur du prothorax prolongé sur l'écusson. Mais, chez les Epilampra, le prothorax est toujours transversal, beaucoup plus large que long; le bord postérieur n'en est que rarement arqué en demicercle; presque toujours il est prolongé angulairement; les filets anaux sont petits, comparés à la grandeur de l'abdomen. Il n'y a, du reste, aucune confusion possible entre ces deux genres , les Epilampra n'ayant jamais les formes grêles des Thyrsocera.

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