‹ Orthoptères de l'Amérique moyenneChapitre 69 sur 149 · Thyrsocera Tolteca, Sauss. (lig · texte numérisé non relu

Thyrsocera Tolteca, Sauss. (lig

Fusca, abdominc et eoxis festaceo marginatis; caplte rufo ; autennis nigriSy annula fiavido ; pronoto fusco-uigro^ limbo et fascia transveraa tcsfaceis ; fréquenter in disco medio macula rufa ; elytris fuscis^ nuirgine albido.

Th, tolteca, Sauss. Revue de Zoolog. XIV, 186-2, 168.

Plus grande que la Th. Mexicana et un peu plus large et plus trapue. Le protho-

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rax moins orbiciilaire, plus aUénué en avant ; le bord postérieur un peu moins arquée presque brisé, à angle très obtus; sa surface lisse, luisante, dénuée de sillons. Vënulation comme cbez la Mexicana^ mais, à l'aile postérieure, la v. discoïdale émettant un secteur de plus (trois au lieu de â).

Couleur brune. Bordure des banches et des segments abdon[)inaux, et souvent les épines tibiales, lestacées. Tête rousse ; souvent la face obscure. Antennes noires, ornées d*un anneau jaune. IVotborax noirâtre, bordé de jaunâtre et en outre partagé par une bande arquée transversale de la même couleur souvent interrompue. Elytres bruns, à marge jaunâtre ; ailes brunes à reflets verts et dorés, parfois un peu bordés de jaune.

Ç. Nos quatre femelles ont la bande jaune du protliorax interrompue.

Le çf diflere de la femelle par ses antennes qui ne sont guère dilatées avant Tanoeaa blanc; de plus, nos quatre (f ont la bande pâle du protliorax complète, et, au milieu de celle-ci, une teinte rousse.

Longueur du corps, 0,011 ; — id. avec les élytres, 0,015; — id. de Télytre, 0,012.

Var, 1 . La bande médiane du protborax interrompue au milieu. Q.

Var. 2. Une tacbe rousse au milieu de cette bande, se prolongeant parfois de manière â |>artagor la tacbe brune antérieure, ç^,

Var. 3. Protborax jaune avec une bande brune postérieure intra-marginale , et deux tacbes brunes situées plus en avant.

Var, 4. Éljtres roussâires.

Var. 5. Corps testacé; abdomen ferrugineux; souvent Tanus roux.

Habite : Les régions cbandes du Mexique. Mes individu*^ proviennent de Cordova et de la Cordillère orientale. J'ai pris un individu dans les terres cbaudes de la province de Mexico, ii Allihuayan, près Cuautla.

La livrée <le cette espèce rappelle celle de la ItlaUa inurcepia^ Burm.

Fig t\. ÉlyUii gauche lii* In T/àynocera Toll*rn, (i^rtHsi.

C2. TllYltSOCEKA CINCTA, Biimi.

I^igra, proHOti limho, flytronnti marqine vjierno hasi, antnmarumque atinulo^ albis ; scgmctitis viviralihus coxisqu*: albu-Marghiatis; tibiantm spinis allns, — Longit. corp.

5 /iM.

Th. cincta, ^urmtM^t«r, Hainlb. d. Enl. Il, 499, 3. Mexico. — Cette espèce ne m*est pas connue.

Genre EPILAMPRA, Burm.

Blatta, Serv. -— Epilampra , Burm.

Antennes assez fines, à peu près de la longueur du corps.

Prothorax convexe, voûté, beaucoup plus large que long; son bord postérieur n'étant pas tronqué en ligne droite, mais prolongé angulairement au milieu, et recouvrant l'espace sculellaire par un prolongement angulaire, par un angle obtus, ou par une saillie arquée.

Abdomen large chez la Ç, plus étroit chez le cf. Dernier segment ventral en triangle sinué ou arrondi; filets anaux variables, tantôt courts, tantôt longs; styles des mâles courts.

Élytres de forme variable, larges ou étroits, arrondis au bout; n'étant pas aussi fortement striés que chez les Periplaneta, tantôt aplatis, tantôt très-bombés, lisses et luisants.

Ce genre n'est pas facile à caractériser, car il renferme des éléments très-divers.

Les antennes sont beaucoup moins épaisses et aussi moins longues que chez les Periplaneta. Les yeux sont écartés au vertex, et les ocelles remplacées par des taches ou par de petites fossettes. La tête est tantôt entièrement cachée sous le prothorax, tantôt à découvert au vertex. Le prothorax ne porte que rarement les sillons obliques; il est^ en général, lisse; tantôt voûté, tantôt plus aplati, avec ses côtés un peu rabattus, quelquefois même avec ses bords latéraux relevés. Chez certaines espèces, le bord antérieur est régulièrement et fortement arqué, et dépasse considérablement la tête ; chez d'autres, il est un peu tronqué au milieu (comme chez les Blatta), et la tête le dépasse. Le bord postérieur, qui est le seul bien caractéristique, offre parfois au milieu une saillie qui vient recouvrir tout ou partie de l'espace scutellaire situé entre la base des élytres; les deux moitiés du bord postérieur forment alors de chaque côté de la saillie une courbe un peu concave ; d'autres fois, ce bord est

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seulement brise au milieu à angle obtus, ou ar(|ué et convexe. A sa partie antérieure, le prothorax forme souvent une petite voûte qui embrasse la tête. L'abdomen est souvent très-lar{;e chez les femelles, convexe, souvent très-bombé en dessus. Le dernier segment ventral a la forme d'un triangle arrondi, à bords sinués, ou bien il est très-large, tronqué et arrondi. La |)laque sur-anale est triangulaire, arrondie, échancrée ou membraneuse, longue et fendue comme chez certains Kakerlacs, ou bilobée. Les élytressont tantôt bombés, coriaces, lisses et polis, rappelant ceux des Phoraspis, à nervures distinctes ou effacées, à bord externe toujours convexe et quelquefois môme sans sillon anal; tanlcM très-grands, aplatis, surtout en arrière, membraneux et striés, comme chez les Pertplaneta. Le champ marginal est, en général, large; l'aire scapulaire est grande, et la veine scapulaire très-grosse, épaisse, brièvement rameuse. Les veines costales sont dirigées dans un sens très-longitudinal, et, à cause de cela, fort longues; la veine humérale se bifurque et se décompose en rameaux longitudinaux souvent dès son premier tiers, en sorte qu'on ne peut la suivre bien loin ; la première veine discoidale reste accolée à la veine humérale dans la première partie de son trajet; ses ramifications ne se distinguent qu'avec peine de celles de la veine humérale; la seconde discoïdale, au contraire, longe le sillon anal en décrivant une courbe, et émet de nombreux secteurs par son bord antérieur. L'aile est transparente; le champ antérieur est très-étroit, le postérieur très-large. La veine scapulaire a sa branche antérieure simple, sa branche postérieure très-allongée, émettant par son extrémité quelques veines costales courtes à l'endroit du stigma, lequel n'existe en réalité pas, quoique l'aile devienne un peu opaque à cet endroit. La veine humérale est Irès-ramidée dès sa [première moitié; ses branches s'anastomosent ou se croisent souvent entre elles; la veine discoïdale émet de très-nombreux secteurs, mais ceux-ci ne s'infléchissent pas pour devenir longitudinaux, en sorte qu'ils sont assez courts. L'aile est toujours bien réticulée; son extrémité est souvent, comme celle de Télytre, découpée ou lobulée. Les pattes sont moins longues que chez les Periplanela, mais dans leurs proportions elles suivent celles du corps; les épines des cuisses sont aussi un peu moins grandes.

Les insectes de ce genre ont une couleur jaunâtre ou brunâtre, et sont en général marbrés ou mouchetés de brun ou de roux. Celle livrée est très-caractéristique et peut servir à les faire reconnaîlre, car elle ne se retrouve pas dans les autres genres.

Comme on le voit, ce genre n'a de caractère général que dans le prolongement du bord postérieur du prolhorax au-dessus de Fécusson (quoique Tangle ainsi formé soit souvent peu prononcé) et dans la vénulation alaire assez caractéristique. Néanmoins, les Epilampra sont faciles à reconnaître, car, parmi les épineux, il n'y a guère que: 1^ Les Thyrsocera et les Ischnoptera qui offrent un prothorax terminé postérieurement par un bord arqué; or, ceux-ci ont des formes très-grêles et plates, des élytres étroits, des filets anaux très-longs, des pattes très- longues et grêles; un prothorax presque aussi long que large; de plus, les premiers ont le bord externe des élytres un peu concave au milieu, et les seconds ont un prothorax bossue, à bord postérieur très-peu arqué. 2® Les PAo* raspis; mais ceux-ci passent aux Epilampra par des degrés insensibles.

Parmi les Blattides à cuisses mutiques, les Epilampra ont leur analogue dans les Panchlora.

Les transitions qui conduisent d'un type à Vautre rendent fort difficile rétablissement de sections dans le genre Epilampra.

!• Formes aplaties^ très4arges; le prothorax fortement prolongé en forme de lobe au milieu de son bord postérieur; celui-ci plus arqué que l'antérieur; les côtés latéro-postérieurs fortement développés^ dirigés en avant; organes du vol très-grands.

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