‹ Orthoptères de l'Amérique moyenneChapitre 9 sur 149 · ÂNAPLECTA FALLAX · texte numérisé non relu

ÂNAPLECTA FALLAX

Parvula^ nitida^ nigrchpicea^ margine lateraU (fmni hyalino^ pedibua et ventre medio tcstaceis. Caput drcula/re. Pronotum elllpticum planoAum^ htertbua dilatatis^ lamelUformibus. Elytra comea angusta, sulco recto^ campo anali trigoncUi^ brevij bcai impressionibus 2 fninutis;vena humeralis b(m elevata^ dehitic obsoletissima; vcna camp i posiici ntUUe^ campi margitialis angusti obsoUtœ 8-9. Cerci lanffissimij testacei.

A. fallax, Sauss. Revue de Zool. XIV, 1862, 168.

Ç . Très-petite. Ayant presque les faciès d'un carabique (Anomala^ etc.). Tète courte, subcirculaire. Antennes submoniliformes ^ la base, b articles allongés depuis leur milieu. Prothorax petit, aplati; peu ou pas voûté; un peu bosselé; ses bords latéraux dilatés horizonlalement, bordés et arrondis, ce qui donne au prothorax une forme elliptique, un peu atténuée en avant ; le bord postérieur, droit au milieu, arqué latéralement. Ëlytres cornés, luisants, étroits et assez allongés, atteignant le bout des filets maux, n'offrant pas de nervures saillantes ; leur marge relevée ï la base, transparente et bordée presque jusqu'à l'extrémité postérieure. Sillon dorsal assez profond, n*atteignant pas la base de l'élytre, mais s'arrétant ï la nervure bumérale; parfaitement droit, donnant au champ anal une forme triangulaire ; celui-ci n'ayant pas le tiers de la longueur de l'élytre, et offrant k la base deux petits traits enfoncé». La nervure bumérale formant à sa base une arête vive, devenant ensuite presque effacée, laissant cependant deviner le champ marginal, lequel est étroit et parcouru par des nervures trèi-obliques, à peine distinctes, mais appréciables par transparence au nombre de 8

ou 9. Dernier segment ventral beancoiip moins grand que chez \*A, fulgida^ un peu caréné au bout. Filets anaux très-longs, subfiliformes.

Couleur d'un brun noirâtre, avec les pattes, les filets anaux et le milieu du ventre lestacés; antennes testacées, poilues, avec tous les articles marqués de brun. Tète noire, bouche testacée. Prothorax et élyires d'un noir de poix, avec les bords hyalins.

Longueur, 0,005; — id. des élytres, 0,004.

Habile : Le Guatemala.

Cette petite espèce s^éloigne extrêmement de 1'^. fulgida par sa forme pl<ls grêle, sa tête plus courte, son prothorax a bords plus dilatés, non rabattus et plus largement transparents, par des filets anaux plus longs, etc. Elle semble se rapprocher de VA. lateraiis^ Burm., trop brièvement décrite.

Les deux espèces ci«dessus décrites pourraient presque former des sections de genre.

Geivre POLYZOSTERIA, Burm.

Blatta, Germar. Daim. Serv. — Polyzosteria, Burm. Fisch.

Corps Irès-aplati, de forme elliptique ou ovoïde, un peu moins large en avant qu'en arrière.

Tête bombée^ dépassant un peu le prothorax. Les deux derniers articles des palpes égaux. Antennes moins longues que le corps.

Prothorax en demi-cercle, plat ou un peu convexe, à bord tranchant peu ou pas rabattu.

Organes du vol nuls ou rudimentaires, squamiformes lorsqu'ils existent, ou seulement indiqués par deux sillons latéraux au méso- et au métathorax.

Abdomen plat, à bords tranchants, mais peu serratiformes , composé chez les cf de huit segments dorsaux apparents * et de huit segments ventraux ; chez les 9 de huit segments dorsaux et de six ventraux.

Filets anaux assez grands, parfois dilatés: Plaques anales variables, mais très-caractéristiques des espèces. Stylets des cT grêles et distincts.

Pattes médiocres; leurs pelottes très-grandes.

* En comptant l*arceau qui porte les cerci et qui D*cst eu général apparent que par ses angles. — Voyez à la fin de la famille des Blattides les observations supplémentaires sur Tabdomen de ces insectes.

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La (liagnose de ce genre repose seulement sur un caractère négatif, l'absence d'organes du vol. Les espèces qu'il renferme ont des formes qui se confondent avec celles des subimago de divers autres genres. Il n'est guère possible de trouver des caractères positifs capables de les faire distinguer. Je crois que la forme plate du prothorax, sa surface unie et son bord postérieur coupé en ligne droite sont de bons caractères à consulter à cet égard, car les subimago de plusieurs autres genres de ce groupe ont cette pièce voûtée transversalement, souvent inégale et arquée postérieurement. Mais il est certain ({u'aucun de ces caractères n'est bien spécieux, et que les formes des Polyzosteria se confondent avec relies des subimago et des lanes des Blalla, Epilampra eiPeriplanetaçf.

Les formes variées des Polyzosleria et la grande diversité de leurs pièces anales indiquent ((ue ces inâectes ne constituent pas un genre naturel et qu'elles ne sont pas unies par un lien commun. Les petites espèces enropéeimes et d'autres exotiques se rapprochent surtout du genre Blalla, l't n'en dilïerent que par leurs pattes moins grêles; encore est-il bien des lilalla chez (jui ces organes sont aussi trapus que les Polyzosleria.

Le genre Polyzosleria est donc un groupe empiriciue dans lequel on relègue toutes les espèces qui conservent à l'état d'imago la forme nympliale et qui ne possèdent aucun caractère positif propre à les faire attribuer à tel genre plutôt qu'à tel autre ; ces caractères ne se développant que sur la forme imageaire que ces insectes n'atteignent pas.

On pourrait aussi placer dans le genre Polyzosleria des espèces entièrement aptères qui portent cependant les caractères positifs de certains autres genres. Telles sont les Periplaneta aptères qui se distinguent par la structure de leur dernier segment ventral 9 \ '^^ Nyclobora a|)tères, distinctes parleur duvet soyeux; les Epilampra aptères reconnaissables à leur livrée mouchetée et souvent a la forme angulaire du bord postérieur du prothorax. Mais toutes ces espèces à développement imparfait qui portent cependant les caractères de leurs genres respectifs, seront mieux placées dans ces genres que dans le genre Polyzosleria^ suivant les principes énoncés plus haut (p. 38, ^9).

[1 ne faut donc aborder le genre Polyzosleria qu'après avoir pris une

exacte connaissance des autres genres.

I. Tarses grêles. Le premier article sensiblement plus long que les deux suivants. Pièces anales simples. Bords de F abdomen entiers. Faciès des Blatla.

t. IHésothorax portant des rvdlments d'élytre».

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