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De Féliee. Hist. Prot. France, p

2. — Vie et Ministère de Claude Brousson, par L. Nègre. Montpellier, 1877.

3. — Bulletin Prot. Franc., tome VI. p. "I et suiv.— M. Douen estime à 1800 le nombre des protestants condamnés aux galères. Encyclopédie des sciences religieuses, article galériens.

J. Clmmaillard, Daniel Ferrand, J.-P. Laclau régent de Caresse, P. Parât, Armand Pourtaud, Pierre Tourreilh 48 ans.

En 1687 : Daniel de Bernata d'Araujuzon, Jean Casalis 24 ans, libéré en 1713, Daniel de Casenave, J.-P. de Colibet, J. Gourdan, P. de Jaquet, Isaac Labez, J. de la Cazi s, Abraham de Lengevin, J. de Lengevin, J. Loustalet ou L'Hostalet, 44 ans, libéré en 1713, P. de Maille, J. de Piquemil.

En 1688 : Daniel Casamajor d'Issor.

En 1689 : Philippe Hoche ou Hauch.

En 1694 : Pierre de Proux.

Enfin en 1760, Dominique Gheruque de Mirepeix, 34 ans. Nous aurons l'occasion de le retrouver plus tard *.

Sous de telles menaces, exécutées avec cette impitoyable rigueur, que faut-il penser de l'opinion qu'à Osse Ton n'aurait pas cessé de tenir des assemblées ? A première vue, nous pouvons dire qu'il n'était guère possible qu'il y en ait eu de régulièrement tenues. Qu'il y en ait eu de clandestines, à de rares intervalles, la chose n'est pas improbable. Mais nous n'avons à cet égard aucune preuve qui l'établisse ou le contredise. Nous n'oserions pas dire qu'il n'y en ait pas eu, car avec les hommes actifs, instruits et dévoués qui avaient siégé sur les bancs du consistoire, il serait pour le moins étonnant qu'ils n'eussent pas secrètement continué leurs fonctions de surveillants. Aussi il est fort probable que des assemblées religieuses, présidées par l'un d'eux, aient été tenues dans une des nombreuses granges qui sont aux alentours du village et qui appartenaient presque toutes à des protestants. Sans doute à chaque convocation on changeait de quartier. Tantôt on se rendait à La Bàigt, tantôt à Ipère, et même jusqu'à Prodéqui. Mais les édits étaient formels : Présider une assemblée c'était encourir la peine de mort; y assister, celle des galères, et il y avait de quoi faire hésiter les plus hardis. L'année même de l'exécution de Claude Brousson, de pauvres gens de Salies et de Bellocq en firent la dure expérience. Pressés par le désir d'assister à un culte selon leur cœur, ils se réunirent au nombre de trois ou

1. — Voir sur les galériens béarnais, la notice de M. le baron F. de Schickïer. Bulletin Prot. Franc,, mai 1891.

quatre cents personnes la nuit au bois de Bellocq et ils y furent surpris. Quatre d'entre eux furent jetés dans les prisons royales de Pau: c'étaient les nommés Saint-Aurance dit Juson, Lansalot dit Piarrau, Arricades dit Pédesclaux, de Salies, et Casaillot dit Goaillardet de Lahontan. Les deux premiers l urent condamnés à mort et exécutés à l'endroit où avait eu lieu l'assemblée, et leurs corps y restèrent exposés.

Après la signature du traité de Ryswick (1697), on dirait qu'il y a comme une recrudescence dans les rigueurs de la cour. On sait que tant que la guerre avait duré, les réformés s'étaient bercés du vain espoir qu'à la signature de la paix les nations protestantes obligeraient Louis XIV à traiter moins rigoureusement de fidèles sujets, dont le seul crime était d'avoir une autre religion que lui. Ils furent cruellement déçus. C'est alors qu'à la suite de l'application impitoyable des édits du roi, les montagnards des Gévennes prirent les armes, luttèrent avec des succès partagés contre trois maréchaux de France et obligèrent Villars à traiter avec eux. Certainement les cœurs des Aspois durent battre plus vite en apprenant les exploits de leurs frères des Gévennes. Si à la suite de la paix qui intervint, on apporta quelque adoucissement dans l'application des lois terribles qui pesaient sur eux, l'instrument implacable et sanguinaire resta suspendu au-dessus de leur tête.

Dans les premières années du xviue siècle, beaucoup de troupes passèrent par la vallée d'Aspe, se rendant en Espagne ou en revenant. Nous avons vu comment Osse, quoique situé en dehors du chemin principal, était devenu un lieu d'étape. Nous ne doutons pas qu'il faille attribuer ce fait aux opinions particulières des habitants

Cependant les Nouveaux Convertis d'Osse reprennent sans trop de difficulté leur place dans les conseils de la commune. Mais s'ils avaient trouvé grâce devant les catholiques d'Osse, malheur à ceux d'entre eux qui quittaient leur village pour aller ailleurs. Ils tombaient alors sous le coup de tracasseries souvent fort pénibles. Un nommé Berdiguer, qui alla s'établir à Borce, en lit l'épreuve en l'année 1708. Inaccoutumé à observer les

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