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Introduction 69
laires contant les exploits légendaires de Finn et d'Ossian. L'intérêt qu’excitait l’œuvre de Macpherson, les controverses auxquelles elle donnait lieu, devaient multiplier les efforts. Le Gentleman’s Magazine donnait, en 1782 et 1783, six ballades recueillies et traduites par Thomas Ford Hill, et qu'il réunit en volume, en les complétant, en 1784 :. C'était le premier effort désintéressé pour connaître la vérité par une bonne méthode* ; et certainement ce petit livre est remarquable pour l’époque. Hill avait entrepris dans les Hautes-Terres une tournée qui fut modeste mais fructueuse. On trouvait dans son volume le texte et la traduction de la longue ballade qui met aux prises Ossian el le Clerc (Patrick);une Mort de Dermid authentique, avec, au-dessous, l’arrangement de Smith ; plusieurs autres morceaux non traduits, ou donnés en anglais seulement; enfin, des considérations pleines de bon sens sur l’authenticité. Young, évêque de Clonfert en Irlande, publiait en 1787 et traduisait assez fidèlement * sept poèmes gaéliques recueillis également dans les Hautes-Terres {. A cette époque, ces recueils authentiques se mettaient volontiers sous le patronage de l’Ossian de Macpherson. On a vu que Hill donnait ses poèmes comme destinés à le compléter, ce qui prêtait au moins à la confusion. Donald Mac-Nicol publiait trente ballades ; à celles qu’avaient données Stone et Hill s’ajoutaient celles qu’il avait recueillies lui-même oralement. Maclagan donnait vingt-cinq chants épiques ossianiques ; Macfarlan, quinze poésies nouvelles ; Archibald Fletcher, vingt et un morceaux en 1801 ; le Rév. Sage(de Kildonan), huit autres ballades en 1802; Sir George Mackenzie, dix autres à la même époque; et d’autres John Macdonald (de Ferintosh), et d’autres Macdonald (de Staffa) en 1801 et 1803. Ces quatre derniers recueils avaient été puisés sur-
1. Ancient Erse Poems, collected among the Scottish Highlands, in order to illustrate the Ossian of Mr. Macpherson. S. 1. n. d. et anonyme, in-8, On cite une autre édition avec le nom de Thomas Ford Hill, esq., 1784, in-8.