‹ Ossian en France (volume 2)Chapitre 4 sur 512 · Ib., p. XV · texte numérisé non relu

Ib., p. XV

tituer, sont groupés par les celtisants en trois cycles. Le

premier est le cycle mythologique, le plus ancien ; le ne |

est le cycle de Conchobar et Cuchullin (Cuchulaind * Cuchulainn*), héros légendaires qui auraient vécu dans l’ Uster, au nord de l'Irlande, vers l’ère chrétienne; on l'appelle aussi cycle héroïque’. Le troisième est le cycle ossianique, où des données historiques se mêlent à la fiction dans des proportions difficiles à déterminér.Il a pour centre les exploits de Finn, de son fils Ossian, et de leurs compagnons, qui auraient vécu en Irlande vers la fin du 11° siècle. D’autres érudits ‘ classent cette vaste production épique en cinq couches superposées, en négligeant la poésie d'inspiration chrétienne. On y trouve successivement : l'épopée mythologique ; l'épopée wltonienne (ou de l'Ulster) : c’est le cycle de Conchobar et Cuchullin ; l'épopée consacrée à Finn et Ossian, ou des Fenians ; celle qui retrace des événements postérieurs aux Fenians et en partie LA : celle de la tradition populaire vivante.

Finn, aussi appelé Find, Fiann ou Fionn, était, d'après la tradition historique irlandaise, le chef des initie nationales qui, au mmr° siècle de notre ère, notamment sous le règne de Cormac *, défendaient l’Irlande contre les incursions étrangères. Les guerriers de Finn s’appellent Fiann, au génitif Feinne,la troupe ou les troupes par excellence’. À ce mot se rattachent les Fenians de l'Irlande moderne. De général, Finn, après la mort de Cormac, serait devenu roi ®, et l'Irlande a vu en lui son héros national. Contre cette opinion généralement adoptée, M. Zimmer a hasardé la thèse que Finn, dont il assimile le nom au germanique Fiandr (allemand Feind), serait d’origine norvégienne et n’aurait existé qu’au 1x° siècle. Ses compagnons légendaires, Ossian (Asvin), Oscar (Asgeirr), porteraient des noms dont on

1. L.Chr. Stern, Die Ossianischen Heldenlieder (Zeilschrift für verglei chende Litteraturgeschichte, VIII, année 1895).

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