Elle commence par : « Among thc monuments et finit par
"... whose -Works arc to last for âges. »
Introduction 29
composés par Ossian, fils de Fingal ; tradinls de la langue gaélique par James Macphcrson '. C'était un volume in-quarto de 247 pages, dont l'épigraphe, encore tirée de Virgile, faisait allusion au rôle paciiicateur de Fingal en Irlande ^.
Le poème épique était précédé d'une Dissertation (anonyme) ^ où Macpherson exposait l'origine de ses matériaux et l'historique de son poème. On pouvait y remarquer l'aveu que l'éditeur avait composé lui-même Tcmora de fragments épars dans les originaux, que la division en chants était de lui, aussi bien pour Temora que pour Fingal. 11 y faisait aussi profession de préférer, et de beaucoup, le second poème au premier. 11 y jetait le ridicule sur les poésies irlandaises dont les exploits des Fians formaient le sujet. En général, il régnait dans cette Dissertation un ton de hauteur et de suffisance qui contrastait avec celui des préfaces précédentes. Cette introduction à Temora a reparu jusqu'à nos jours à la suite de la première, sous le titre de Dissertation sur les Poèmes d'Ossian; mais, à partir de 17G5, elle commence autrement ', et tout le début a été remanié.
L'épopée de Temora était accompagnée de 5 poèmes plus courts: Cathlin deClutha, Sulmalla de Lumon, Cath-Loda, le plus important, Oina-Mortd, Colna-Dona. Le volume se complétait par un spécimen du texte original: le 7' livre de Temora en langue gaélique. 11 ne fut pas bien accueilli partout, et la raillerie n'épargna pas les poèmes d'Ossian dans les cercles londoniens, volontiers anti-écossais. Cependant il se répandait rapidement, ainsi que le précédent, en Grande-Bretagne et sur le continent. 11 paraissait à Dublin la même année qu'à Londres •.
1. Temora, an Ancient Epie Poeni, iji cight books, together with seve^ rai other Poems, translatée! from the Galic language by James Macpherson. Londres, T. Becket et P. A. De Hondt, 1763. in-4.
2. « Vultis et his mecum pai-iter considère rej^nis ? — Urbem quam statuo, vestra est. »
3. Celle qui commence par : « Niitiuns. small in their beginnings... » et qui finit par : « ... that they mu-t ;ipp>Nii- inuch to disadvantage in anolher language. »