LIVRE QUATRIÈME
befe. Il s'assied sur la cime du Cn mis : Pé< lai de son épée 8e balance dani l'air, ei noua marchons a l'ennemi.
La joie te lève sur le- visage d'Oscar. Sa joue «si rouge et sou œil verse des larmes. Son épée, dans sa main, est un ravon de lumière. Il s'avance et, souriant, il dit à Ossian : « O toi qui règles l<combat des épées, ô mon père, prête I oreille a ton fils! Retire-toi avec le chef de Morven et cède moi ta gloire. Si je péris ici, souviens-toi de ce sein de neige,
<!<• ce rayon solitaire de u amour, la fille au*
blanches mains de Toscar! Car, les joues en feu et ses doux cheveui épars sur son sein, «lu haut du rocher, elle se penche sur le torrent et soupire pour Oscar. Dis-lui qu'enfant léger Ai** vents je suis sur mescollines; dis-lui, que dans un nuage, je rejoindrai la gracieuse fille de Toscar! » — Elève, Oscar, élève plutôt ma tombe: je ne veux point te céder le combat Le premier et le plus sanglant dans la mêlée, mon bras doit l'apprendre à combattre. Mais souviens-toi, mon fils, de placer cette épée, cet arc et le bois de mon cerf dans cette étroite et sombre demeure dont la marque est une pierre grisâtre! Oscar, je n'ai pas damante à laisser aux soins de mon fils. Everallin n'est plus, Everallin la douce fille de Bran no! »
Telles étaient nos paroles lorsque la voix de Gaul descendit forte et croissante sur le vent. Il agite au-dessus de lui le glaive de son père. Nous nous précipitons à la mort et aux blessures. Comme les vagues écumeuses, bouillonnant sur l'anime, s'avancent gonflées et rugissantes; comme les rochers couverts de limon s'opposent aux vagues rugissantes; ainsi les ennemis s'attaquent eteombattent. L'homme rencontre l'homme, l'acier rencontre l'acier. Les boucliers résonnent et les guerriers succombent. Comme cent marteaux sur lerouîreenfanttlela four.
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naise, ainsi se lèvent, ainsi retentissent les épëes !
Gaul s'élance comme un tourbillon dans l'Ardven. Son épée est la destruction des héros. Swaran rcssemble au feu du désert dans les bruyères du Gor mal. Comment pourrais-je dire dans mes chants la mort de tant de lances? Mon épée se lève et flamboie dans la sanglante mêlée. Que tu étais terrible, Oscar, ô le meilleur et le plus grand des fils! Je me réjouissais dans le secret de mon âme, quand son glaive flamboyait sur les ennemis renversés. Ils fuient en tumulte sur la bruyère de Lena : nous poursuivons, nous massacrons! Comme les pierres qui bondissent de rochers en rochers: comme Jes haches dans les forêts retentissantes; comme le tonnerre roule de montagne en montagne, en éclats brisés et terribles; tels, de la main d'Oscar et de la mienne, le coup succède au coup et la mort à la mort!
Mais Swaran environne le fds de Morni, comme les flots impétueux d'Inistore. Fingal, à cette vue, se lève sur sa colline ; il saisit sa lance : « Va, UUin , va, mon vieux barde, s'écrie le roi de Morven, rappelle au fier Gaul et les combats et l'exemple de ses pères! soutiens par tes chants mon armée qui faiblit; les chants raniment les guerriers. » Le majestueux Ullin s'avance dans les pas de la vieillesse, et parle au roi des épées : — « Fils du chef aux généreux coursiers, fier et bondissant roi des lances, bras fort dans les périlleux labeurs, cœur inflexible qui ne cède jamais, chef aux armes aiguës de la mort; frappe et renverse l'ennemi! que leurs blanches voiles ne bondissent jamais vers la sombre Inistore! que ton bras soit comme la foudre, tes yeux comme la flamme, et ton cœur tin roc inébranlable! Autour de toi fais voler ton épée comme un météore de nuit, lève ton bouclier comme le feu de la mort! Fils du chef aux généreux coursiers.