‹ Osteographie, ou, Description iconographique comparee du squelette et du systeme dentaire des mammiferes recents et fossiles pour servir de base a la zoologie et a la geologieChapitre 33 sur 171 · V. céphaliques ou Tête · texte numérisé non relu

V. céphaliques ou Tête

14 CARNASSIERS; SUBURSUS.

Blaireau , lui ressemble cependant beaucoup dans sa forme générale et même dans un assez grand nombre de particularités. Seulement dans la partie crânienne, il y a un peu plus de largeur et d’étendue dans la boîte cérébrale, surtout dans le jeune âge ; ses crêtes occipitale et sagittale bien moins prononcées , surtout celle-ci , qui manque souvent ; la caisse, plus arrondie et plus bulleuse, contient des osselets de l’ouïe assez peu différents de ceux du Blaireau; l’étrier est cependant plus élevé, plus pyramidal ; mais l’enclume et le marteau se ressemblent presque complètement. Les trous de sortie de nerfs dans les ailes des deux sphénoïdes sont plus ovales. Dans la partie faciale, il y a proportionnellement plus de longueur ; les ptérygoïdiens sont plus robustes, surtout dans leur mi|'1 rieurs, crochet moins recourbé; la voûte palatine, en arrière de la dernière dent, un peu moins étendue et son bord bilobé par une avance médiane, plus ou moins prononcée. L’orbite est notablement plus grand, et ses apophyses plus marquées; mais le canal sous-orbitaire beaucoup plus peinfèrieurs. tjt . l’arcade zygomatique plus faible et moins arquée ; la mâchoire inférieure encore robuste, mais plus allongée , plus courbée en bateau dans sa branche horizontale, avec une apophyse coronoïde aussi élevée, mais arquée sur ses deux bords , et une apophyse angulaire supérieure encore plus robuste, en cuiller épaisse et fortement accentuée de rugosités d’insertion musculaire.

\ . cervicales. Les vertèbres cervicales ne présentent guère que des différences appréciables par l’iconographie; seulement l’apophyse épineuse de l’axis est encore plus allongée, ou mieux plus étroite et atténuée en arrière, et surtout les apophyses transverses sont plus larges, plus dilatées, plus aliformes.

v. dorsales, Les vertèbres dorsales ont leur apophyse épineuse un peu plus élevée, 113 mais certainement plus étroite et plus inclinée en arrière, du moins dans v. lombaires, ]es deux premières; celle des autres et des lombaires s’élargit, mais pas autant que dans le Blaireau, et s’incline davantage en avant, v. sacrées, 3. Les vertèbres sacrées n’offrent pas de ces différences que le discours seul puisse exprimer. Quant aux coccygiennes, non-seulement elles sont

plus nombreuses, mais en outre les premières ont leurs apophyses V. coccygien transverses plus longues, et les autres s’allongent et s’effilent assez gra- nes- 1S duellement , sans cependant être de longueur très-inégale, si ce n’est pour les dernières.

Deux ou trois des premières ont seules des os en V.

L’os hyoïde du Raton crabier a le corps plus court , plus droit que 2“ série

sternale.

celui du Blaireau ; le premier article des grandes cornes peut-être un peu ^ ^ plus long et, surtout le dernier, dilaté en feuille d’olivier, du reste ne diffère que par des nuances que l’iconographie seule peut exprimer.

Les pièces sternales ou sternèbres ne sont toujours qu’au nombre de sternum,!», neuf encore assez larges, surtout à la face interne; le manubrium dépassant peu en avant l’articulation de la première corne.

Les côtes et les cornes toujours au nombre de quatorze , dont neuf côtes vraies, ou sternales, sont grêles et étroites, sauf la première notablement plus large.

Les membres sont évidemment plus longs que dans le Blaireau, et 3° Dans les

. Membres

surtout plus greles. antérieun,

L’omoplate est encore assez élargie en avant, et l’appendice de l’angle Omoplate, assez marqué.

L’humérus, égalant en longueur les dix premières vertèbres dorsales, Humérus, est sensiblement moins robuste que dans le Blaireau, surtout par plus de longueur proportionnelle. L’empreinte deltoïdale dépasse à peine la moitié de la longueur totale de l’os; le condyle interne est toujours percé d’un trou oblique (i).

Le radius égale en longueur l’humérus; aussi est-il fort grêle, un «adius peu arqué, un peu moins large à l’extrémité supérieure qu’à l’inférieure, et fort serré contre le cubitus, encore plus grêle, également un peu arqué, cubitus, terminé supérieurement par un olécrane court, assez rebroussé, et inférieurement par une apophyse styloïde longue et assez renflée.

(1) Ce squelette de Raton crabier bien adulte , m’a offert du côté droit un humérus percé , tandis que celui du côté gauche ne paraissait pas l’être , parce que le filet interne s’était brisé , sans doute à cause de sa grande gracilité.

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La main est devenue plus longue et plus étroite en totalité et dans toutes ses parties.

os du carpe. Cette différence est sensible même dans le carpe dont le triquètre , au premier rang, s’intercale en partie entre le radius et le cubitus, et dont le trapèze, au second rang, est encore plus grand que le trapézoïde, et intercalé par son angle antérieur aux premier et second métacarpien.

I)u Métacarpe Les raétacarpjens sont surtout notablement plus longs et plus grêles.

En effet, le troisième, le plus long des cinq, égale le tiers du radius, tandis que dans le Blaireau il est évidemment un peu moindre. Du reste , le premier est bien plus court que le cinquième, et celui-ci est peut-être encore un peu plus épais que les deux plus longs, un peu moins cependant que le second.

Des Doigts. Les phalanges prennent leurs proportions accoutumées, les secondes près de moitié plus courtes que les premières.

— postérieurs. Les membres postérieurs , et surtout dans la troisième partie , sont encore plus allongés proportionnellement que les antérieurs.

os innommé. l’os innommé est un peu moins long et même surtout un peu moins large dans l’iléon que chez le Blaireau, à celui duquel il ressemble du reste assez bien.

Fémur. Le fémur est, au contraire, plus long, puisqu’il égale les onze premières vertèbres dorsales; légèrement courbé dans sa partie inférieure , il est aussi un peu moins large et moins comprimé dans son milieu, car ses extrémités sont encore assez fortement élargies , la fossette rotulienne participant de cette forme.

Les os delà jambe sont de la longueur de celui de la cuisse, et pro- Tihia. portionnellement encore un peu plus grêles. Le tibia est, en outre, assez fortement comprimé dans ses parties supérieures et médiocrement élargi Péroné. a ses deux extrémités, et le péroné, plus large en bas qu’en haut, sans apophyse malléolaire un peu saillante , est fort grêle et même un peu arqué dans son corps.

Le pied n’est pas tout à fait aussi long que la jambe, d’un septième environ de moins.

Le tarse est évidemment plus étroit que dans le Blaireau , ce qu’indique assez bien chacun des os qui le composent; mais, du reste, leur forme et leur proportion entre eux sont assez bien les mêmes, comme le montreront nos figures plus aisément que des descriptions.

Nous devons cependant signaler l’échancrure plus étroite et plus prononcée du bord externe du cuboïde, ce qui produit une sorte de canal pour le passage du long péronier, à cause de la grande saillie de l’apophyse basilaire du cinquième métatarsien.

Cet allongement, en général, et cette étroitesse sont encore plus manifestes dans les métatarsiens. Aussi le troisième, le plus long de tous, a-t-il plus du tiers de la longueur du tibia et surpasse-t-il de près d’un quart le plus long métacarpien. Du reste, la proportion relative de ces os entre eux est assez bien comme pour ceux du métacarpe, ce qu’on peut également dire des phalanges qui composent les cinq doigts.

Le squelette du Raton ordinaire (P. lotor) ne diffère guère de celui du Grabier que parce que les membres en général et les os qui les composent sont plus grêles et plus élevés, ce qui a sans doute porté Daubentonà établir la comparaison avec ceux du Chat (H. N. VIII , p. 353). Mais, du reste , ce sont les mêmes formes et les mêmes nombres dans toutes les parties. Sur deux squelettes que j’ai sous les yeux, le nombre des vertèbres dorsales est de quatorze et non de quinze, comme leditDaubenton. La tête est seulement un peu plus étroite dans la partie cérébrale et plus allongée dans la partie faciale , quoique la voûte palatine au delà des dents soit un peu plus longue.

Daubenton est le premier qui ait décrit le squelette du Coati avec quelques détails et de nombreuses mesures linéaires en le comparant avec celui du Raton (H. N. VIII, p. 370).

La dégradation ou la marche vers les Mustélas est peut-être encore plus évidente chez cet animal que dans le Raton ordinaire , et plus cependant peut-être dans le tronc que dans les membres, et cela à cause de la longueur de la queue notablement plus grande. En effet, le nombre total des vertèbres est de cinquante-six, dont quatre céphaliques,

G. Subursüs. 3

Os du Tarse.

Cuboïde.

Os du Métatarse.

Des Doigts.

Dans le Raton ordinaire [P. lotor \

En particulier.

1» Dans la série vertébrale.

CARNASSIERS; SUBURSUS.

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