‹ Ostéomyélite Aiguë: De la Colonne LombaireChapitre 5 sur 31 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L'histoire de la localisation de l’ostéomyélite à la colonne lombaire se confond avec celle de l’ostéomyélite du rachis en général. Jusqu’au début de la seconde moitié du xIx° siècle, presque toute la pathologie de la colonne vertébrale est confondue avec le mal de Pott. C’est avec le développement de la bactériologie que les idées s’éclaircissent et que l’on apprend à différencier les diverses affections du rachis.

Déjà en 1835, VALLEIX publia une observation d’os-

téomyélite vertébrale, mais qui passa inaperçue. DUGUET, en 1865, publia une observation d’abcès sous-périostique de la colonne vertébrale où il vit bien l’absence de tubercules.

La véritable histoire de l’ostéomyélite commence avec LANNELONGUE qui, dans ses « Leçons sur l’Ostéomyélite » (1879), donna une magistrale description anatomopathologique des lésions que cette maladie produit et l’isola nettement au point de vue clinique.

Son élève CADEILHAN publia l’année suivante, dans sa thèse, quatre observations d’ostéomyélite vertébrale,

res

qu’il tend à différencier du mal de Pott, en se basant sur la marche de la maladie et sur les résultats de l'examen anatomo-pathologique. La même année, PoI- RIER publia un cas typique de périostite phlegmoneuse de la colonne lombaire.

Dès lors, l’attention fut attirée sur la possibilité de cette localisation d’ostéomyélite et bientôt les observations se succédèrent en France et à l’étranger, montrant nettement l’existence de lésions inflammatoires non tuberculeuses des vertèbres.

En 1890, TOURNADOUR, dans sa thèse, étudia cette affection à l’aide des observations antérieures et de deux cas nouveaux.

CHIPAULT, en 1896, publia un article dans la Gazette des Hôpitaux, où il porte à trente et une le nombre des observations publiées.

En Allemagne, parut en 1892 la thèse de IOEL ; puis, en 1893, dans le même pays, un article de MORIAN ; en 1895, les articles de HAHN, de MULLER, de KŒNIG, de WITZET.

En Angleterre, MAKINS et ABBOTH publièrent plusieurs observations (1896).

Les différents auteurs tendent à synthétiser les notions étiologiques, anatomo-pathologiques et cliniques de leurs observations et de donner une étude complète de cette maladie. À ce propos. nous trouvons les thèses de SUTTEL (1899), DUPRAT (1901), DAVERNE (1903) : des dissertations de OVERDUYN (1905) et ZIEGRA (1904).

En 1903, GRISEL publia un mémoire dans la « Revue d’Orthopédie ».

Ensuite, nous trouvons quelques observations iso-

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