SEL DE PERLES ORIENTALES
Le sel de perles orientales s’obtient par le moyen du vinaigre distillé La préparation est assez compliquée, mais c’est un merveilleux remède : « C’est un cordial très noble, souverain pour les contractures, résolutions de nerfs, convulsions et phrénésies.
Il conserve le corps en santé et remet en état celui qui a pâti quelque douleur.
Il corige le lait des femmes et augmente la semence de l’un et de l’autre sexe.
Il aide la mémoire, guérit l’apoplexie et chasse le vertige.
On en peut librement user en l’hydropisie. Il est très utile pour le calcul.
Il renouvelle, augmente et confirme l’humide radical, et tâche d’empêcher la débilitation de la vieillesse… »
Mais il faut en savoir la dose « d’autant que c’est le timon qui gouverne le navire ». C’est pour l’ordinaire de dix à douze, quinze grains, jusqu’à un scru-
pule entier dans des eaux convenables.
SEL DE CORAIL Préparé de facon analogue, il agit surtout sur le sang. Il le modifie et renouvelle « tellement qu’il restitue la vigueur perdue ».
& Il arrête le sang menstruel intempéré des fem-
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mes, pourvu qu’on le donne avec eau de plantain. Il arrête tout flux de ventre, comme aussi tous flux de sang et évacuation d’hémorroïdes. »
Alors CROLLIUS indique comment peuvent être employées toutes les pierres précieuses : « Rubis, Grenats, Hyacinthes, Topazes, Améthistes, Cristal et cailloux ». Ces pierres étaient surtout utilisées pour gué- rir le calcul. Faut-il voir là une manifestation du principe d’analogie qui fera la base de l’autre ouvrage
de CRoLLIUS : la Doctrine des Signatures.