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LA STRUCTURE DE L UNIVERS

Ja seconde seule qui s'accorde le mieux avec la réalité.

La Voie lactée n'est donc pas un phénomène purement local, elle est intimement liée à la constitution intime de notre Univers stellaire; ce n'est pas tout à fait le

R. Proctor, asti onome anglais (1837-1888).

disque aplati d'Herschel ou de Struve, mais quelque chose d'approchant.

Les travaux de Seeliger indiqueraient, en effet, que notre Univers n'est pas contenu dans une enveloppe sphérique, mais que sa forme rappelle plutôt celle d'une boule fortement aplatie, un ellipsoïde, diraient les géomètres.

Notre Soleil étant une étoile située presque au centre, les apparences s'expliquent assez bien.

Lorsque nous dirigeons nos regards vers les régions de la Voie lactée, dans le plan équatorial de l'Univers, pour ainsi dire, les étoiles paraissent, grâce à un effet de perspective, s'accumuler vers ce plan. En réalité, deux mondes voisins dans cet Univers colossal peuvent être aussi distants l'un de l'autre que l'est de notre Soleil Alpha du Centaure, notre voisine, dont la lumière met plus de trois années pour parvenir à la Terre.

Portons-nous les regards vers les pôles de la Voie lactée, c'est le contraire qui se présente; notre rayon traversant l'Univers

dans sa partie la moins épaisse', nous apercevons très peu d'étoiles.

En tenant compte des jauges remarquables d'hlerschel, on arrive à des conclusions identiques; mais comme les télescopes géants de l'astronome hanovrien montraient des astres que Seeliger n'a pas utilisés, on trouve encore un plus grand nombre d'étoiles dans le plan galactique.

Somme toute, au lieu d'être uniformément répandues dans la sphère aplatie dont nous avons parlé, les étoiles de la Voie lactée seraient plutôt groupées dans un anneau immense ressemblant à ce que nous voyons dans la nébuleuse annulaire de la Lyre.

Ainsi, de déductions en déductions, la science moderne approche peu à peu de la solution de ce grand problème : la structure réelle de l'Univers.

La théorie de l'anneau n'explique pas tout cependant; elle ne rend pas compte en particulier de la division en deux branches de la Voie lactée sur le tiers environ de sa

Seeliger, astronome allemand, célèbre par ses travaux d'astronomie stellaire.

longueur. Et puis, que signifient ces amas brillants, ces taches lumineuses, ces alignements manifestes, à la façon de certaines formes nuageuses dans notre atmosphère? On dirait qu'un soufïle puissant a dispersé, comme une véritable poussière, les étoiles accumulées dans les espaces

célestes; comment rendre compte des déchirures qui sont réelles? Pourquoi ces interruptions?

En réfléchissant à toutes ces particularités, Proctor a tenté un nouvel essai de reconstitution.

Il supposait que la Voie lactée n'est

Quoique peu vraisemblables, ces diverses théories étaient un acheminement vers l'explication d'un fait très remarquable et dont les anciens n'avaient pas tenu assez compte : la différence de luminosité entre certaines parties de la ceinture galactique.

Par une belle nuit claire du mois d'août,

qu'une vaste traînée d'étoiles; mais cette l'observateur le moins attentif peut remartraînée, loin de représenter un anneau, quer la grande supériorité d'éclat de la Voie ressemblerait à un immense serpent étendu lactée près de l'Aigle, par rapport à la région «n ovale avec les deux extrémités ramenées opposée, la Licorne. Si nous divisons l'anneau galactique en deux parties par un diamètre joignant la Croix du Sud à Cassiopée, le nombre des étoiles est plus faible dans la moitiécomprenant les Gémeaux, la Licorne et le grand Chien, que dans la moitié renfermant les belles régions du Cygne et du Sagittaire.

Dans cette dernière constellation, les taches sont si brillantes qu'à moins de supposer l'existence d'accumulations stellaires gigantesques, nous sommes forcés d'admettre que cette partie de la Voie lactée est bien plus rapprochée de nous que la moyenne.

Toutes les autres particularités ont été assez bien étudiées par Easton qui a imaginé l'hypothèse suivante : nous savons aujourd'hui que la plupart des nébuleuses ont une structure en spirale. (Voit D'oie yenons-îious ?) La grande nébuleuse originelle, celle vers le centre. C'est à cet endroit qu'une ! qui a donné naissance à tous les mondes, sorte de vide se manifesterait. D'autre part, : à tous les soleils de l'Univers, n'aurait pas la branche principale émettrait de nom- une autre forme. Cette spirale immense breuses ramifications se repliant parfois émettrait dans toutes les directions d'imsur elles-mêmes. Enfin, en supposant que menses tentacules, qui auraient formé, en la traînée principale se déroule, non plus se condensant, des nébuleuses plus petites dans un seul plan, mais au-dessus et au- et finalement des amas d'étoiles au sein de dessous suivant une surface gauche, on la grande masse primitive, aurait l'explication du dédoublement de la i Notre amas aurait ce privilège, si c'en est Voie lactée sur une grande portion de son I un, d'occuper une partie voisine du centre parcours. Pour rendre compte de cette der- | de l'amas principal, situé dans la direcnière particularité, Celoria avait déjà émis : tion du Cygne. En outre, ces spirales galac- Thypothèse de deux anneaux inclines de tiques ne seraient pas toutes dans le même 20 degrés l'un sur l'autre. i plan.

D'après Proctor, la Voie lactée ressemblerait à un serpent replié sur lui-même.

Dans la couronne extérieure, la Voie lactée telle qu'elle nous apparaît.

p. J'ai donné autrefois dans la revue le Cosmos mes idées personnelles sur cette formation gigantesque. Sans vouloir épui-

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