‹ Outamaro; le peintre des maisons vertesChapitre 11 sur 36 · DEUXIÈME IMPRESSION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME IMPRESSION

Contemplation de la, lune.

Une impression, où l'on voit sur une terrasse,

des courtisanes en compagnie d'amants, les

yeux aux ciel, dans la contemplation d'une

belle nuit d'été.

Oui, — c'est constaté par Jipensha-Ikkou, — ■ leur éducation a doté les femmes du Yoshiwara d'un sentiment poétique, et la lumière argentée de l'astre nocturne, dans la sérénité mélancoque des belles nuits d'été, les fait se répandre, ces poétesses improvisées de la Lune, en des rêveries d'un lyrisme élégiaque.

Et ce sont les vers de la courtisane Kumaï : « Ce n'est qu'en admirant à deux, que la Lune m'est belle. Quand je suis seule, elle m'inspire trop de sentiments attendris! » Et les vers de la courtisane Azuma :

« Et ce soir, à qui sera la douceur de mon être, en ce monde passager, avec mon corps flottant. »

Et les vers de la courtisane Kameghiku : Oh ! que le reflet du clair de lune se reflète

84 l'art japonais

brillamment sur Veau de la SoumidaÇh l'image

de son existence), mais que l'automne de

l'autre côté des nuages (la vie honnête) méfait

envie! »

Et les vers de la courtisane Miyako :

« Bien que je ne sois qu'une femme de rien ,

ici-bas, la Lune éclaire mon cœur d'un rayon

consolateur. »

Et les vers de la courtisane Miyaghino : « Que de fois je me sépare de l'homme, dont

je ne distingue plus l'ombre, sous la lune de

l'aube. (1) »

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