‹ Outamaro; le peintre des maisons vertesChapitre 14 sur 36 · QUATRIÈME IMPRESSION · texte numérisé non relu

QUATRIÈME IMPRESSION

La connaissance mûre.

La « connaissance mûre » est précédée d'un souper tête à tête, où l'on mange dans des bols et dans des assiettes aux armoiries de la femme, et où l'on se sert de baguettes d'ivoire, dont l'usage est regardé comme un engagement de mariage. Elle est suivie, cette connaissance mûre, d'un bouquet général, c'est-à-dire d'une distribution d'argent à tous les employés, hom-

mes et femmes de l'habitation, qui sont quelquefois cinquante dans les grandes maisons. Et à la suite de cette soirée et de cette nuit, il se dit: Madame a fait un ami sérieux.

Et si celui qui est arrivé à la connaissance mûre, peut payer les frais de deux ou trois jours de séjour ou d'une semaine, c'est, selon l'expression de l'imprimé, la jouissance d'une vie maritale, qui n'est qu'une suite de passetemps et de distractions dans le plaisir*

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