Livre publié vers
Les insectes choisis. Yéhon Mushi-yérabi : Livre ayant plusieurs ■ éditions , dont les dernières sont tout à fait inférieures aux premières, et dont les éditions les plus complètes renferment 15 planches.
Livre publié en 1788, et ayant en tête une préface de Toriyama Sékiyen.
Les cent crieurs (Concours de poésies sur les oiseaux^). Yéhon Momotidori, livre publié par Tsutaya Jûzabrô.
M. Gonse possède deux éditions de ce livre.
La première édition contient huit compositions à double feuille.
La seconde édition en deux volumes, renferme quinze compositions, dans l'ordre suivant :
Premier volume.
1. Hibou sommeillant sur un vieux tronc d'arbre, près de plusieurs rouges-gorges. — 2. Poules d'eau et grues. — 3. Bec-figue et passereau, sur une branche fleurie de chrysanthème blanc. — 4. Pigeons, au milieu de feuilles momie hi et d'aiguilles de pins, jonchant la terre. — 5. Chouette et geai, sur une branche de prunier mort. — 6. Martin pêcheur sur une tige de roseau, et canards mandarins. — 7. Aigle et émouchet, sur une branche de prunier fleuri.
Deuxième volume.
— 8. Mésanges, sur une branche de pêcher en fleurs. — 9. Cailles et râle de genêt, au milieu des joues. — 10. Gros bec et pivert, sur un tronc de pin. — 11. Faisan ordinaire, poule faisane et bergeronnette, au milieu des rochers. — 12. Faisan de la Chine, et hirondelle volant à tire d'aile. — 13. Verdiers, sur des brindilles de bambous. — 14. Roitelet, sur une branche de gênet fleuri, et hérons, dans les roseaux. — 15» Coq et poule.
Suite des cents crieurs. Yéhon Momotidori Ko lien :
Ne serait-ce pas le second volume, regardé
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comme la seconde édition de Yéhon Momo- Udorit
Un livre à joindre aux cent crieurs, est ce livre que possède seul à Paris, M. Gonse, et dont on n'est pas sûr, que le nombre de- dix planches soit le nombre des planches de l'ouvrage complet, li porte pour titre : Copies d'oiseaux étrangers par un fonctionnaire de Nagasaki, pour être présentées au shogun.
1. Perruche à longue queue. — 2. Sansonnet, dans les branchesd'un cerisier en fleurs. — 3. Fauvette, au milieu de pivoines. — 4. Hochequeue, parmi des fleurs d'eau. — 5. Faisans de la Chine argenté, coq et poule. — 6. Perdrix grise d'Europe. — 7. Loriot picorant des nèfles du Japon. — 8. Rouge-gorge, sur une branche de momichi. — 9. Geai, sur une branche de camélia fleuri. — 10. Gelinotte.
En outre de ces séries, il existerait dans un format dépassant le format des « cent crieurs » une suite de grands oiseaux dont M. Gonse possède une impression représentant un faucon sur un branche de prunier en fleurs, et dont M. Bing possède une grande cigogne, toute droite dressée sur une branche de sapiu, l côté d'un nid où il y a sept petits,, .poussant
des cris d'alarme, devant un danger inconnu.
A ces livres sur les coquilles, les insectes, les oiseaux, joignons ces fragments de livres tenant un peu à la botanique.
M. Gillot possède les planches séparées d'un livre, qui vraisemblablement est un des nombreux livres faits là-bas, pour la composition de bouquets et leur arrangement dans les vases: talent d'agrément, qui fait, au Japon, partie de l'éducation d'une jeune fille distinguée.
Ces planches tirées en noir avec quelques avares colorations jaunes, sont au nombre de sept. Elles sont toutes signées d'Outamaro.
Quatre autres planches plus grandes, et d'une impression précieuse, venues du Japon dans un lot d'Outamaro, et qui lui sont attribuées, mais d'un dessin et d'une coloration un peu chinoises, me semblent d'une attribution douteuse.
Parmi les planches décoratives, empruntées par Outamaro à l'histoire naturelle, citons encore des planches de la collection particulière de M. Bing, d'un grand style, dans une tonalité un peu archaïque.
Ce sont deux impressions: l'une, où à côté d'une plante de la mer se traînent deux crabes, l'autre, où se voit une tige de chrysanthème, au
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pied entouré d'une botte de paille de riz, appuyée sur une bêche Japonaise.
Et encore deux planches d'une série dont nous ne devons avoir en France que des impressions isolées, et dont la seconde a été tirée sur papier ordinaire et sur crépon. La première représente deux caisses de fleurs superposées, au dessus d'un puits japonais ; la seconde représente un crapaud tenant dans sa gueule un vase en forme d'une feuille de lotus à demi déroulé, dans lequel est une tige d'arbuste aux fleurs jaunes et violettes.
Je retrouve enfin pendant l'impression des épreuves, deux planches de cette série; l'une, c'est une tortue portant, dans un vase semblable à celui du crapaud, un bouquet de chrysanthèmes; l'autre, c'est un dieu Yébisu, tenant audessus de ses deux mains, dans un vase de sparterie, une branche de cerisier en fleur.
Donnonsmaintenant les quelques planches en couleur isolées, publiées parOutamaro dans les ouvrages illustrés par ses confrères.
Dans Otoko-foumi-outa, Recueil de poésies légères illustré par plusieurs artistes, et renfermant une si belle planche d'Hokousai, Outamaro
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a dessiné l'intérieur d'une maison de thé, où dans une pièce décorée d'un paravent, représentant le Fuzi-yama, est préparée une collation, au milieu de femmes, dont l'une porte un oiseau dans une cage.
Dans Haru-no-iro. Couleur du printemps, un livre de Kioka (poésies légères) illustré par divers artistes, et qui a paru en 1794, Outamaro a dessiné une feuille, représentant un repasseur de miroirs.
Dans le Haigu-rakou-rhitou-tsou. Portraits lies acteurs de yédo par Toyokouni et son élève Kounimasa (1789-1793). Outamaro, en outre du frontispice, composé avec les accessoires de la danse de Nô, a dessiné la petite planche représentant un acteur, assis qui fume, en regardant la sortie de trois femmes du théâtre.