LIVRES ET ALBUMS EN NOIR
Tout le monde réveillé. Yéhon Minamezamé :
Livre imprimé en noir, où les demiteintes à l'encre de Chine du dessin, sont traduites par des étendues d'aquateinte fort délicates, et, où apparaissent comme épargnés, des détails fins, fins, ainsi que les microscopiques fleurettes des robes.
Une première planche vous montre une femme et un homme, dont la vue d'un livre erotique mêle leurs bouches, derrière le dos du livre.
La dernière planche est vraiment d'une drôlerie tout à fait amusante. Une femme et un enfant regardent un site lointain, avec de grandes lunettes, appuyées sur le rebord d'une baie donnant sur la campagne, et un Japonais placé tout près, derrière la femme, avec une indication de
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main éloquente vers l'horizon, cherche à attirer au loin l'attention de l'enfant sur les beautés du
paysage, pendant que et que des caractères
japonais, jetés à travers l'image, font dire à l'homme : — Vous devez être contente de la lunette, elle est bonne, n'est-ce pasl que des caractères japonais font dire à la femme : — Oui, très bonne, très bonne! font dire à l'enfant : — Maman, pourquoi fais-tu tant de grimaces'!
Le livre, publé en 1786, et signé par Oumataro en collaboration avec Rankokousaï, est curieux par la signature, qui n'existe presque jamais sur les livres erotiques.
Coiffures au peigne de jade. Yéhon Tamatushighé.
Livre en noir d'une impression beaucoup plus soignée, que les erotiques édités plus tard, publié en 1789.
Le magasin des trésors, Takara-ghura.