‹ Outillage pour la récolte du foin et de l'ensilageChapitre 9 sur 24 · OUTILLAGE AUXILIAIRE · texte numérisé non relu

OUTILLAGE AUXILIAIRE

Il existe de nombreux accessoires auxiliaires employés avec les diverses méthodes de moissonnage et qui méritent souvent considération. Des accessoires comme les élingues, les fausses ridelles coulissantes, les dispositifs d'attelage à accouplement rapide, les monte-charge et divers autres accessoires entrent dans cette catégorie. Avant d'acheter de ces accessoires, il faudra les étudier avec soin afin de déterminer les travaux qui exigent le plus de temps et qui sont susceptibles d'amélioration. Parfois un petit dispositif peu coûteux améliorera grandement tel ou tel travail. Cet outillage accessoire devrait être bien installé et solidement construit si l'on veut en obtenir un bon service au cours de la moisson.

Charrettes à foin

Lorsqu'on charge une faible quantité de foin à la main, il est possible de simplifier le travail en employant une charrette très basse. Une charrette de ce genre peut consister en upe plate-forme de 8' par 14/ reposant sur un essieu transversal à l'arrière et sur deux petites roues à l'avant. Le châssis de cette charrette peut comprendre deux longerons de 6" par 6" par 13' espacés de 5' à l'arrière et se rejoignant à l'avant à l'endroit où les petites roues sont fixées. Avec des roues d'un diamètre de 2' la plate-forme se trouve à environ V/î du sol. On emploie de multiples variations de cette charrette pour charroyer le foin.

Outillage servant à l'application de substances préservatives

Lorsqu'une substance préservative telle que la mélasse est ajoutée à un ensilage d'herbe ou de légumineuses, on l'applique parfois au moyen d'un arrosoir; mais il existe de bien meilleurs appareils pour ajouter les substances préservatives à l'ensilage. Pour les hache-fourrages ou les souffleurs d'ensilage, la plupart des manufacturiers peuvent fournir des pompes à mélasse munies d'une soupape

Une substance préservative, tel que la mélasse, peut être ajoutée au souffleur au moyen d'une pompe à mélasse actionnée par moteur ou simplement par gravité à même un baril élevé muni de soupapes de réglage et de tuyaux d'alimentation

conduisant au souffleur.

automatique réglable. Avec cet appareil, la pompe aspire la mélasse du baril, la fait passer par une soupape régulatrice réglée d'après la quantité de mélasse exigée, puis par une soupape de contrôle actionnée par le hachoir de façon que le jet de mélasse soit interrompu dès qu'il n'entre plus d'ensilage dans la machine. Si l'on ne peut obtenir de pompe à mélasse, il est possible d'introduire la substance préservative dans le souffleur par gravité. On place le baril sur un support d'au moins 4' de hauteur. On fixe au baril un tuyau d'alimentation muni de deux soupapes dont l'une sert à régler le débit de mélasse tandis que la deuxième est située à un endroit approprié pour interrompre la coulée de la mélasse dès qu'il n'y a plus de fourrage qui entre dans le souffleur. Il est préférable d'alimenter la substance préservative par le côté du souffleur près du bas, de façon

que L'excès de molasse n'adhère pas au tablier de La machine. Comme la mélasse est lente à couler par gravité on la dilue généralement dans une quantité égale d'eau et L'on double La quantité de solution. En maintenant les barils à mélasse au soleil, la chaleur la réchauffe et la fait couler plus facilement. Normalement, de 50 à 80 livres de mélasse en bidons sont absorbées par tonne. Si Ton emploie (30 livres par tonne, il faudrait environ cinq gallons de mélasse par tonne d'ensilage ou environ 7^ gallons par charge d'une tonne et demie. Il en faut deux fois plus si la mélasse est diluée de moitié. Il faut cesser d'alimenter la mélasse dès que l'ensilage cesse de pénétrer dans le souffleur car elle pourrait obstruer Le tuyau du souffleur.

Grappins, élingues et harpons En général le harpon est un outil commode pour décharger le foin long des charrettes et il exécute ce travail de façon très efficace. Le grappin est cependant préférable parfois pour du foin de deuxième coupe ou pour une mauvaise récolte lorsque le foin est plutôt court. De plus, on peut utiliser certains types de grappins réglables pour élever les ballots de foin, ces outils levant généralement huit ballots à la fois. Les élingues peuvent facilement lever de plus grosses charges de foin en vrac que les fourches, mais il est nécessaire de transporter les élingues au champ et de les placer dans la charge de foin en formation. Si on lève de 600 à 800 livres de foin au moyen d'élingues il faut que le câble et le rail de glissement soient résistants. Les élingues sont commodes pour élever du foin transporté par un râteau chargeur. On dépose une petite fourchée de foin sur le sol ou sur le plancher de la tasserie, on étale les élingues par-dessus, puis le râteau vient y déposer sa charge. On peut également élever les ballots de foin dans la tasserie au moyen d'élingues.

Plates-formes à chariot

On peut construire le chariot sur le châssis de toute charrette à foin. Il consiste en une plate-forme de 8' par 8' montée sur deux essieux et munie de quatre poulies de 5" en acier pour câble faisant fonctions de roues. Ces poulies roulent sur deux rails formées de deux morceaux de tuyau ou de fer d'angle de % de pouce, mesurant chacun 16' de longueur, fixés sur le dessus de la première plate-forme et espacés de 43^>'. Deux pièces de 2" x 3" x 6' sont placées à l'avant du chariot. Sur ces pièces on fixe un rouleau, une manivelle et un bout de câble pour tirer le chariot de l'arrière à l'avant après qu'il est chargé. Des chevilles appropriées doivent être utilisées pour immobiliser le chariot à l'arrière ou à l'avant pour qu'il ne se déplace pas et ne vienne pas heurter les extrémités de cette plateforme en montant ou en descendant une côte. Au travail, le chariot est placé à l'arrière de la charrette et chargé au moyen d'un chargeur à foin; on le tire ensuite à l'avant de la charrette, puis on charge la partie arrière. Certains cultivateurs considèrent que le chariot épargne du travail au cours du chargement. Lorsqu'on charge du foin vert pour ensilage, le chariot élimine la tâche ardue de transporter le fourrage vert à l'avant de la plate-forme.

Chargeur et élévateur de ballots

On fabrique des chargeurs qui ramassent les ballots de foin dans le champ et les élèvent à une hauteur commode pour permettre à un seul homme de charger une charrette ou un camion. Ces machines sont traînées le long de la charrette et sont actionnées soit par traction, soit par un moteur. Certains chargeurs sont combinés et servent à charger les ballots dans le champ et à les élever sur le fenil. Dans des conditions favorables, un chargeur lèvera quatre tonnes de foin à l'heure et, en moyenne, une couple de tonnes à l'heure. Une équipe de deux hommes peut charger à la main urie charrette dans le même laps de temps. Bien qu'on n'ait pas entrepris d'expériences détaillées avec des chargaurs, il semble que leur emploi ne se généralisera pas à moins qu'on ne les améliore et qu'on ne les vende à des prix moins élevés. Lorsque le pressage et l'entreposage du foin peuvent s'effectuer en même temps, il est souvent possible de traîner une charrette immédiatement à l'arrière de la presse à foin; dans ce cas, un homme peut empiler trois tonnes de foin à l'heure sur la charrette.

Dgs élévateurs peuvent être utilisés avec avantage lorsque le foin en ballots est mis en meules dans le champ. Il est généralement nécessaire de monter les ballots à la main à chaque bout de la presse. (Courtoisie Coden Corp.)

L'empilage des ballots est un travail manuel qui exige beaucoup de temps lorsque le foin est rentré en ballots. Il semble que les élévateurs ou les convoyeurs n'épargneraient du temps que dans certaines circonstances, car les ballots sont manutentionnés à la main au bas ou au sommet du convoyeur. Les chariots à foin, qu'on rencontre dans beaucoup de granges peuvent servir à monter les ballots au moyen d'élingues ou d'un grappin. Si l'espace d'entreposage n'est pas trop limité on peut laisser tomber les ballots dans la grange, ce qui élimine le travail de l'empilage à la main. Avec cette méthode, cependant, à peu près la moitié des premiers ballots se défont en tombant sur le fenil, mais une fois le plancher couvert de ballots, le nombre des ballots qui se défont en tombant des élingues diminue. Lorsqu'on emploie le grappin à quatre fourchons pour décharger les ballots, il faut charger la charrette de façon que les ballots se trouvent directement les uns au-dessus des autres pour que le grappin puisse facilement saisir huit ballots à la fois.

Déchargeurs de charrette pour le foin et l'ensilage

Les appareils commerciaux servant à décharger le foin des charrettes peuvent décharger le foin de la charrette dans un souffleur de façon très satisfaisante. Un type de déchargeur consiste en un convoyeur à chaînes garni de tringles et ressemblant à l'appareil employé pour épandre le fumier. Un autre type décharge la charrette au moyen d'une toile placée au fond de la boîte et qui emporte la charge lorsque la toile est enroulée sur un tambour à l'arrière de la charrette. Un troisième type utilise une fausse barrière mobile située à l'avant. On la fait glisser vers l'arrière au moyen de câbles et d'un cliquet à main. Les camions automobiles munis de bdîtes basculantes servent également à transporter l'ensilage et en facilitent le déchargement. Un autre type de déchargeur consiste en un monte-charge qui élève les roues avant de la charrette. Que ce soit avec le camion basculant ou le monte-charge, les charges glissent trop rapidement pour le souffleur et par conséquent il est nécessaire de régler l'alimentation de l'ensilage au moyen d'une barrière et d'alimenter le souffleur avec un râteau à main. Les déchargeurs à chaîne munis dd languettes et à toile sont actionnés par un moteur électrique ou à essence d'un demi-cheval-vapeur et d'un engrenage de réduction. Cet engrenage de réduction coûte de $100 à $175; les moteurs, environ $30; et les convoyeurs de $40 à $80 chacun.

Une plate-forme munie de hautes sections latérales à lattes, une toile pour retenir le fourrage haché, une barrière sur charnière et un déchargeur mécanique constituent un accessoire utile avec une récolteuse de founage.

Pour les déchargeurs à toile, certains cultivateurs achètent des boîtes de réduction pour actionner le déchargeur et construisent leur propre convoyeur à toile. La boîte de réduction est nécessaire pour réduire la vitesse du moteur de 1,800 t. p. m. à 2 t. p. m. comme l'exige l'arbre du rouleau. Pour fabriquer un convoyeur en toile pour une charrette de 7' par 14', il faut le matériel suivant: une boîte d'engrenages appropriée; huit morceaux de toile imperméable no 6 de dix-huit onces mesurant 30" par 78" cousus ensemble à couture double pour former une pièce de 63^' x 20'; un solide tuyau de 2" de diamètre par 7J^' de long et muni à une extrémité d'un arbre carré en acier, et deux supports fixés à l'arrière de la plats-forme pour soutenir le rouleau. On peut se servir d'arbres de prise de force de tracteur et de joints universels pour relier le rouleau à la boîte d'engrenages. Cet appareil décharge de façon satisfaisante des fourrages hachés de charrettes transportant une charge de deux tonnes et quart aussi

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