A HAS LA CLIQUE
A bas la clique ! c’est le mot d'ordre, que l’on trouve dans certai ; journaux à Québec, à Montréal et ailleurs. ÏT paraitrait que, sans le savoir, je suis le chef d’une clique, chef d une bande de voleurs (rires, rives). Tant que je n'ai pas été premier ministre, j'étais considéré comme un honnête homme (rires) et du moment que je le suis devenu, ; ai cessé d’être, dans l'opinion de certaines persognes, un honnéte homine et me suis
constitué le chef d'une bande organisée nour piller et runer la vravinea FE : #
nt 15
Quelle est cette clique ? La clique, si l’on comprend bien co que nos adversaires veulent dire, doit ètre composée de ministres et de coux qui les entourent. Des ministres ! Disons que le fait seul d'être premierministre nr'aitrendu indigae de la confiance publique ; c'est peu probable, peu juste ; mais disons-le pour rire. [Il me resto mes coliègues, ceux qui m'aident dans le travail de chaque jour à administrer les affaires publiques. Quels sont cés collègues ? Laissons de côté les jeunes, pour ne parler que de ceux qui sont d’un âge plus avancé que moi. Les jeunes ! ils font leur part, ils travaillent, je sais qu’ils ont l'estime publique 06 font leur devoir consciensieusement. Muis prenons les plus âgés: MM. Garneau, Ross, Shehyn, Raodes. Y a-t-il un homme daus le pays qui oserait dire que ces quatre homines ne sont qe dignes du respect de la population de la province de Québec (app.) Et peuven'- 1!s étre dignes du respect de la populstion s'ils m'aide à piller et à voler (rires, rires). Ils sont ici, ils peuve: dire, et j'espère qu’ils le diront, que jamais premier iinistre n'a mieux tenu ses collègues au courant de tous les événements, de tous les détaiis d'administration, que je ne l'ai fuit.
Je n'ai pas de secrets pour eux, je les consulte sur tont ; il ne se fait rien sans que ïe leur demande jeux avis (app.) EE serait-il possible que je les consulterais sut l’accomplissement de ces actes de canaiïllerie dont on m'accuse et que ces messieurs resteraient avec moi. (app). La clique !.. (app). La clique !.. (app). Mais regardez donc mon entourage ! Vous en avez une idée dans le moment. Regardez ici sur le théatre et que ceux d'ici regardent là, dans la foule respectable que j'ai devant moi : voilà la clique, voilà le peuple, voilà mes amis ! (app). Ceux qui n’entourent aujourd'hui, ce sont les mêmes qui m’entouraient au jour des combats, quand, me voyant écrasés par le nombre, 14 seulement en Chambre sur 65, ces hommes dé cœur me donnaient la main, me soutenaient, combattaient sur les hustings pour moi, écrivaient dans les journaux. C'était là ma clique et c’est encore aujourd’hui ma clique (app). Je n'ai pas changé et la clique n’a pas changé,
sn TU
et ceux qui aujourd’hui sont scandalisés de voir près de moi les hommes de cœur qui m’aident, n’ont qu'à se rappeler les souvenirs des luttes de 1883 à 1886, et ils trouveront près de moi, dans la prospérité, les mêmes amis que [ave dans l’adversité. (app). Mais messieurs, à Vale clique !
Pourquoi f Parceque si des amis respectable constituent une clique, c’est dangereux pour la clique des voleurs, etc. l’on sait parfaitement bien qu’une clique a été organisée aûtrelois pour voler et piller la province de Québec, On sait parfaitement bien que le peurple, dans un de ces jours de colère, qu’il a quelquefois, l’a chassé la clique ! (app.) Et l’on sait, Messieurs, aujourd’hui plus que jamais, que ceux qui ont vendu le chemin de fer en 1882 étaient de la clique des hommes qui avaient fait le scandale du Pacifique en 122, qui viennent de faire le scandale Rykert et jai fou ie scandale des McGreevy à Québec (app). Et .& suit parfaitement bien que tandis que nous, malgré eu au'on en dise, nous restons pauvres d'ns la vie ‘uv aaue. dennant tout ce que nous gagnons, d’abord, .ui faire vivre nos familles, et ensuite, pour aider à
- œuvres de charité, aider à l'éducation, aider à toutes 5 causes justes, ceux qui nous traitent de clique se out enrichis quand ils étaientau pouvoir et aujourd’hui nous écrasent par leurs somptueux équipages (app).
Messieurs, veuillez bien le croire, ces cris de nos aûversaires sont pour détourner votre attention de la véritable situation, et s’il y avait dans le parti auquel j'appartiens, et que je suis appelé à diriger dans le moment, et que j'espère conduire à la victoire (app.), s'il y avait un seul homme disposé à croire à ces r"cusations, qu’il le dise : Nous changerons de chef, afx de sauver le drapeau.
pos
Les hommes passent, mais la cause reste ! (a dissement prolongés). Et entourons ce drapeau d’hommes respectables, si l’on croit que ceux qui le défendent aujourd’hui ne le sont pas, Mais pour l’amour de Dieu et de la province, faisons triompher ce drapeau pr notre dévouement, notre patriotisme et notre nergie, (Applaudissements.) "
LA