‹ Ouverture de la compagne électorale [microforme]Chapitre 19 sur 23 · PLUS D'ARGENT—RUINE-—BANQUEROUTSE · texte numérisé non relu

PLUS D'ARGENT—RUINE-—BANQUEROUTSE

‘ Mais, disent les journaux de nos adversaires, pronez garde ! M. Mercier a précipité les élections parcs qu’il wa plus d'argent (rires) e& les élections faites, il va contracter un emprunt, à courte échéance, Il aura cing ans devant Jui et il dépensera comune il voudra et vous en serez quittes pour une dette additionnelle,”

Ueux qui disent cela sont les mêmes qui oùt créé une dette de 22 millicus dans l’espace de dix ans, sanx

consulter le peuple, malgré le peuple, contre le peupie ; ceux qui disent cela, ce sont les mêmes qui construi-

mi tr mm,

ét DA en saient un chemin de fer qui coûtait treize millions et lo venduient sept millions. (appl.)

Ceux qui disent cela, sont les mêmes qui, en 1881, se présentaient sous de faux prétextes, subitement, devaut le peuple, obteraient une majorité écrasante et déclaraient au commencement de la session—ceux qui y étaient s’en rappellent—qu’en vendant le chemin de fer du Nord, on n'aurait pas besoin d'emprunter et qui, le lendemain de la vente du chemin de fer dun Nord, demandaient à emprunter quatre millions. (rires et anpl.)

Ce sont les mêmes hommes, Messieurs, qui, deux ans pius tard, veraiert demander à emprunter ezcore trois iubiions ct demi, Sept millions et demi dans l’espace du deux ars ! !.., C'est joli, n'est-ce pas ?

Ceux qui vous disent que si vous me continuez voire conñazce j'en profiterai pour contracter un nouvel emprunt, sont ceux qui travaillent à einpêcher la conversion de la dette, opération financière qui aurait sour effet de nous épargner une somme considérable d'intérêts tous les ans. Mais, dans la pensée de ces hommes, il faut empêcher la cénversion de Ja deite, parce que c’ést le salut de la province de Québec eë de ces institutions,

Ce sont encore les mêmes hommesaut viennent aire : 51 M. Mercier est réélu, il va faire un emp considérable, et il en profitera pour lui et ses amis

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vo Comme si la loi me permettait, Messieurs, de donner uu sou de l’argent public autrement que sous la sanction et avec l'autorisation et le vote spécial de la législature 11,

Mais je tiens à ce qu'il n’y ait pas de surprise à cet

gard ; je ne veux pas être maintenu au pouvoir

sous de faux prétextes ou par des subterfuges et je vais dire ici ce que je dirai partout, durant la campagne.

Nos adversaires nous ont laissé sept millions et demi de dette flottante ; nous avons emprunté trois millions et demi et nous avons payé tout ce qui est devenu échu pour éteindre cette dette écrasante que nos

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adversaires nous oOrt léguée. Depuis, nous avons contracté de nouveaux engagements pour les chemins de fer, en accordant les subsides demandés. Nous avon$ réglé et payé $400,000 aux Evèques et colléges, pour les biens des Jésuites, et dans quelques jours, nous paierons la partie destinée aux protestants, $63,000. Nos adversaires nous ont laissé des procès pour plusieurs millions et bientôt il nous faudra payer. ous avons un asile à Montréal qui vient d’être détruit par un incendie et il s'établit un asile bâti par les protestants ; nous avons prêté à l'asile des protestants, nous devrons probable-

ment prêter à celui des catholiques, c’est inévitable ?

Nous avons encore des chemins de fer qui ont besoin de subsides ; nous avons des institutions qui souffrent ; nous devons maintenir les écoles du soir, pour les hommes, nous devons en établir aussi pour les femmes. (app.) Nous devons travailler à améliorer le sort

es pauvres femmes qui travaillent dans les manufactures et leur offrir l’occasion de devenir de bonnes mères de famille et de s’instruire afin d’instruire leurs enfants. (app.) Nos adversaires, quand ils' étaient au pouvoir, ont décrété que les compagnies de chemins de fer auraient droit à 35 cents pour chaque arpent de terres à elles accordées, et cela quand ces terres seraient vendues et payées. C’est au moins trois millions de piastres d'obligations qui nous restent à acquitter de ce chef, |

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