‹ Ouverture de la compagne électorale [microforme]Chapitre 23 sur 23 · OSTRACISME · texte numérisé non relu

OSTRACISME

Laissez-moi vous dire que les temps sont bien changés, Autrefois, il n’y a pas encore bien des années, n’est-ce pas ? il n’y avait que quelques endroits, dans cette province, où les libéraux pouvaient être écoutés. La presse et les hommes publics déclaraient partout que le parti libéral était dangereux et que son arrivée au pouvoir signifiait destruction de la religion et triomphe des mauvais principés. Vous, les anciens, vous n'avez pas encore oublié ces tristes jours, et moi je ne les oublierai jamais, j'en ai tant souffert |

Avant 1876, q'ind nous sollicitions un mandat quelque part, nous n’étions pas très bien reçus ; vous devez vous en souvenir, Vous avez ici, comme pre

l'honorable Frahcçois Langelier (app). En 18 caudidat dans le comté de B

1, il était agot. Il avait le talent qu il à aujourd’hui, la respectabilité qu'il a aujourd’hui ; il était aussi catholique dans ce temps-là qu'il l’est aujourd’hui, et pourtant 1l fut écrasé. Pourquoi ? parcequ'il était libéral. Et j'ai entendu de mes oreilles, comme d’autres de ceux qui m’entourent ici ont dû l'entendre, des personnes honnétes dire que M. Langelier était un impie, un homme tout-à-fait dangereux, qu’il ne méttait jamais lé piea à l’église et que si le comté de Bagot faisait la sottise de l’élire, il assurerait le triomphe de l’impiété dans la province, M. Lauvgelier a été élu depuis dans la ville de Québec, il le serait u’importe où. (app.) Il fallait arriver à notre temps. poùr constater ce que nous constatons, |

Les tables sont complètement renversées. Le parti impie aujourd’hui, ce n’est plus le parti libéral, c’est le parti bleu ; (app. ét Mien) les hommes aux mauvais principés, ce ne sont plus les libéraux, ce sont les gens de l’école de M. Chapleau. (rires, rires.) Et la conséquence en est Messieurs, que ce n’est pee le parti conservateur tel qu’il était alors, malgré qu’il ait passé vingt ans au pouvoir, qui a réglé la question des J'ésuites, mais un gouvernement national. (app.) Et tandisque, autrefois, les chefs libéraux étaient dénoncés comme des misérables, repoussés par notre clergé infiniment respectable, mais trompé par les bleus, aujourd’hui celui qui a l’honneur de vous adresser la parole et d’être le premier ministre de cette province, chef du gouvernement national, chef du parti national, a reçu du Souverain Pontife le plus grand honneur qui puisse être conféré à un laïque, ‘(app.)

TONCLUSION

J'ai l’honneür de parler dans ce moment-ci aux chefs autorisés demon parti dans la division de Québec, réunis dans notre bonne et vielle capitale ; or il me ;

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seunbio que je ne devrais point terminer ces observations sans leur faire un appel spécial, qui est iustifié, je crois, par les circonstances,

Le gouvernement actuel n'a négligé les intérêts d'aucune partie de la province ; il a cherché à rendre justice à toutes les cités, à toutes les villes, à tous les villages et toutes les campagnes.

Mais s’il est un endroit dans la province où le gouverrnement doit être mieux accueilli qu'ailleurs, c’est Québec. Les ministres ont tout fait pour rendre justice à la population de cette partie.du pays et n’ont junais HAUTE uné occasion de lui étre agréables et utiles,

1} serait bien difcille de trouver une seule demande fuite par la population de ce district qui n’a pas été accueillie favorablement par le gouvernement, Nous avons travaillé activement et avec succès à compléter le réseau de chernins de fer dont la construction fanguissait et qui devaitapporter ici la richesse et la prospérité. Et quand ce réseau de chemins de fer fut terminé, le nu a constatant que l’œuvre était incomplète et que le fleuve offrait un obstacle considérable, presqu'insurmontable, à la profpérité de cette capitale, a fait voter une aïde libérale qui doit assurer la construction du pont tant désiré, si les autorités fédérales et civiques A leur park |

Et tandis que tous les députés ministériels de la division de Montréal étaient unis sur cette question et tendaient une main généreuse aux citoyens de la vieille capitale, les députés de l'opposition, même ceux qui représentent ce district de Québec, repoussaient la

‘in qui leur était tendue et, pour suivre l’exemple de 7. shef, en esclaves, votaient, au nom du parti con-

» vateur con.re le projet du pont,

itamener ces hommes &u pouvoir, ce serait donc assürer le triomphe d’une politique hostile à Québec ; maintenir le gouvernement actuel, ce sôrait donc, au coner assurer le triomphe d’une politique favorable à uébec, .

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Voilà ce que j'avais à vous dire, hessieurs, et touten vous priant dé m’excuser d’avoir parlé si longuement, laissez-moi espérer que vous allez vous mettre tous à œuvre, comme des gens intelligents et des hommes

de cœur, afin d'assurer le triomphe de vos intérêts, du ap et du gouvernement qui les ont pris sous leur gide,

Vous avez votre avenir en mains, vous pouvez le sacrifier, mais aussi vous pouvez l’assurer,

Le 17 juin prochain est le jour de votation ; je convie au poil ce jour-là tous les citoyens honnêtes et si chacun fait son devoir, le triomphe sera éclatant ; nous reviendrons fiers et vainqueurs, appuyés par le peuple, pour continuer la politique de progrès et de réparation

ue nous avons poursuivie avec votre coucours depuis 887. (Appiaud'ssements prolongés, tout le monde se levant et acclamant M, Mercier.)

C assumainu conable à

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