‹ Ouvres complètes de J. DelilleChapitre 296 sur 391 · LIVRE XL · texte numérisé non relu

LIVRE XL

Dieu, chère Eve, crois-moi, plaindra notre malheur; Il hâtera les arts, liont les secours uiiles Rendront nos maux plusdouxetnoschampsplusi'ertiles, Jusqu'à l'heure oii la terre, en ses paisibles flancs. Pour les rendre au repos , reprendra ses enfants. Nous, cependant, allons aux lieux où la clémence. De l'homme criminel adoucit la sentence ; Prions le Dieu vengeur, tombons à ses genoux; Par les cris du remords désarmons son courroux ; Pleurons, Eve, pleurons; que nos voix gémissantes , Du repentir sincère expressions touchantes , S'élèvent vers son trône : ah! même en nous jugeant, S'il a traité ses lils comme un père indulgent , N'en doutons point , nos vœux , notre ardente prière , Chère Eve, nous rendront sa tendresse première. »

Tandis que de ses maux il s'entretient ainsi, A-dam verse des pleurs, Eve en répand aussi. Cependant tous les deux volent où la clémence , De l'homme criminel prononça la sentence ; La face contre terre , ils tombent à genoux , Par les cris du remords désarment son courroux ; Et leurs ardents soupirs, et leurs voix gémissantes, Du repentir sincère expressions touchantes , S'élèvent vers le Dieu qui, même eu les jugeant, rraita des fils ingrats comme un père indulgent.

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