‹ Ouvres complètes de J. DelilleChapitre 375 sur 391 · IMITATION · texte numérisé non relu

IMITATION

De quelques vers du poëme des Jardins ' , envoyée à M. I)clille avec un coffret de bonbons.

Hélas ! je n'ai point vu ce poëte enchanteur , Qui charme mon esprit et qui ravit mon cœur; Mais j'en jure et Delille et sa brillante lyre , Je verrai ce mortel que l'univers admire. Par madame de St

RÉPONSE

Quel contraste frappant votre épître rassemble ! Vos vers, mêlés aux miens, sont pour moi des leçons; Et le même quatrain nous offre , unis ensemble , Les chicotins et les bonbons.

I Hélas! je n'ai point vu ce séjour enchanté. Ces beaux lieux où Virgile a tant de fois chanté ; Mais j'en jure et Virgile et ses accords sublimes. J'irai : de l'Apennin je franchirai les cimes; J'irai, plein de son nom , plein de ses vers sacrés. Les lire aux aiémes lieux qui les ont inspirés.

Jardins, ch. n.

POESIES FUGITIVES

VERS

Adresses à M. Delille, dans un dîner.

Ce n'est point des Jardins le chanire harmonieux, Ce n'est point le rival des Miltons, des Virgiles , Que je chante en ces vers, qu'on pourroil faire mieux, Et qu'un peu plus de temps eût rendus plus faciles; C'est le convive aimable et brillant de gaieté. Qui semijle em])arrassc de sa célébrilé; C'est cet esprit léger qui s'échappe en saillie, Qui captive toujours, et jamais n'humilie;

Dont la douce simplicité, Naturelle en sa bouche, ainsi que l'harmonie Forceroit l'envieux, de sa gloire irrité,

A lui pardonner son génie.

Laissons donc là ses droits à l'immortalité :

Oui , Delille, aux lieux où vous êtes, Le plus charmant convive et le plus souhaité Fait toujours oublier le plus grand des poêles. Coaious.

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