BOUFFONNERIES
SUR LES DÉBUTS d'aMINA BOSGHETTI
au Théâtre de la Monnaie, à Bruxelles (i),
Amina bondit, — fuit, puis voltige et sourit ;
Le Welclie dit : « Tout ça, pour moi, c'est du prâcrit ;
(i) La Petite Revue, i3 mai i865, dans la deuxième partie d'un
Je ne connais, en fait de nymphes bocagères, Que celles de Montagne-aiix-Herbes-Potarjères. «
Du bout de son pied fin et de son œil qui rit, Amina verse à flots le délire et l'esprit ; Le Welche dit : « Fuyez, délices mensong^ères I Mon épouse n'a pas ces allures légères. »
Vous ig-norez, sylphide au regard triomphant, Qui voulez enseigner la walse à l'éléphant, Au hibou la gaîté, le rire à la cigogne,
Que sur la grâce en feu le Welche dit : « Haro! >■> Et que le doux Bacchus lui versant du bourgogne, Le monstre répondrait : « J'aime mieux le faro ! »