PARIS
CHEZ GEUMER-BÀILLIÈRE, LIBRAIRE-ÉDITEUR Rue (le l’École-de-Médecine, 17
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Lorsque je publiai les premières observations d’ovariotomie que j’ai pratiquées à Paris, j’émis l’opinion que cette opération pouvait être faite dans cette ville avec des chances favorables de succès.
Plusieurs raisons m’avaient inspiré cette manière de voir : d’une part, sur quatre malades qui étaient affectées de kystes compliqués d’accidents graves , j’avais obtenu trois guérisons; d’autre part, ces malades étaient placées dans les conditions hygiéniques en apparence les moins satisfaisantes. Néanmoins, j’avais laissé à l’avenir le soin de trancher une question que seuls pouvaient résoudre les faits ultérieurs. Or, depuis cette époque, on a de nouveau tenté à Paris un grand nombre de fois l’extraction de tumeurs abdominales. Mais loin de moi la pensée de faire connaître chacun de ces cas, car je manquerais des éléments nécessaires pour leur publication. Je me contenterai de joindre ici à mes premières observations, naguère rassemblées dans un fascicule maintenant épuisé, une seconde série de faits empruntés aux résultats qui me sont personnels.
Pour mon compte, ces nouveaux faits, rapprochés des premiers, me paraissent suffisants pour démontrer d’une façon nette et définitive que, même dans les cas les plus graves et les plus désespérés, l’ovariotomie peut donner, à Paris , une proportion de succès au moins aussi grande que dans tout autre pays, et que la guérison qui, dans les cas extrêmes, est toujours très-difficile à obtenir, y serait la règle, si l’opé-
ration était faite de bonne heure, avant que des complications de toutes sortes soient venues susciter les plus grandes difficultés.
Les opérations dont je publie ici la description n’offrent pas seulement de l’intérêt à ce point de vue que toutes ont été pratiquées à Paris; elles sont encore la source d’un grand nombre d’indications, utiles pour l’étude clinique des tumeurs enkystées de l’ovaire. En rapprochant ces faits des nom- i
breux cas de tumeurs de l’abdomen qui présentaient une nature différente, et que j’ai eu l’occasion d’observer depuis ?
une vingtaine d’années, tant dans les hôpitaux que dans la J
pratique de la ville, je pourrais les utiliser pour tracer une |
description complète de ces diverses maladies. Mais l’abon- i
dance des publications qui, depuis quelques années ont été j
faites sur ce sujet, sous forme de thèses ou de monographies, f
m’a conduit à penser qu un semblable travail contiendrait une |
foule de détails dont la reproduction serait dépourvue d’intérêt. i
Voilà pourquoi me basant uniquement sur les données qui 1
résultent des observations qui me sont personnelles, je m’oc- |j
cuperai presque exclusivement ici de quelques considérations :
relatives au diagnostic et au traitement des kystes de l’ovaire Je ferai de ces courtes réflexions l’objet de la première partie de ■ ,
ce travail que je me propose d’ailleurs de compléter ultérieurement. -