CONCLUSIONS
Les principaux résultats obtenus au cours de ces recherches peuvent être résumés de la manière suivante :
19 L'action oxydante de l’anhydride sélénieux sur l’alcool allylique se manifeste bien avec production d’acroléine, mais les rendements en aldéhyde sont très faibles. Les meilleurs rendements, qui en aucun cas n’ont dépassé 15 %, ont été obtenus en opérant soit en phase liquide, soit en phase vapeur, avec élimination immédiate de l’acroléine formée.
29 Le géraniol a été également oxydé par l’anhydride sélénieux avec production de citral, mais en très faible quantité ainsi que l’ont montré les dosages effectués. À, côté du citral, nous avons isolé des combinaisons séléniées jaunes, contenant environ 4,7 % de sélénium.
3° L’oxydation du Myreène par le même réactif nous a permis de montrer la formation :
a) d’un dérivé aldéhydique, le Myrcénal, souillé de petites quantités de cétones les Muyrcénones. Des dérivés cristallisés, semicarbazone, dinitrophénylhydrazone ont été préparés. La nature aldéhydique du produit obtenu a été prouvée par son oxydation en un acide à même nombre d’atomes de carbone. Enfin son degré d’insaturation identique à celui du Myrcène, la conjugaison de deux des liaisons éthyléniques, ont été mis en évidence par des indices d’iode, des réactions de Diels, des expériences d’ozonisation, et enfin confirmés par le spectre Raman.
b) de deux alcools, l’un primaire, l’autre secondaire, les Myrcénols, avec grande prédominance dans certaines fractions, ainsi que le montre l’écart séparant les points d’ébullition de l’alcool et de l’aldéhyde, d’un Myrcénol primaire. Leur existence a été montrée par des acétylations pyridinées et la préparation d’un ester acétique. La présence certaine d’un alcool primaire a été démontrée par son oxydation en Myrcénal. Comme dérivés cristallisés de ces alcools nous nous sommes adressé aux allophanates. Enfin, ainsi que pour l’aldéhyde, nous avons prouvé que ces dérivés hydroxylés avaient bien conservé dans leur formule le squelette du Myrcène.
Vu:
Paris, le 15 octobre 1937.
Le Doyen de la Faculté,
Pauz GUÉRIN.
Vu et permis d'imprimer.
Le Recteur de l’Académie de Paris,