FRÉDÉRIC OZANAM
La bibliographie est la porte du temple de la science et qui ne veut pas ouvrir cette porte est condamné à rester hors de ce temple.
C'est à dessein que j'ai emplo)ré cette métaphore, elle montre quelle est la grandeur de l'édifice et quel bon zèle nous devons apporter à l'étude de sa construction. La moindre pierre est utile, le moindre grain de sable est nécessaire pour en assurer la solidité. Et tout ceci veut dire que maintenant la bibliographie est une science à part et la plus importante puisque, sans elle, il n'y a pas de salut pour les travailleurs et les vrais érudits.
Depuis quelque temps on ne parle plus quede centenaires et parfois de millénaires. Loin de critiquer cette coutume, je trouve qu'elle doit être encouragée; bien plus il faut commémorer les noces d'argent, d'or et de diamant de nos professeurs et savants. La meilleure manière à mon avis de leur rendre hommage est bien de dresser leur bibliographie. N'est-ce pas leur état de service ? Tous les mélanges doivent commencer par cet acte de reconnaissance.
Voilà la raison de cette bibliographie de Frédéric Ozanarn. Certes j'ai tout fait pour qu'elle fût à jour, mais il y aura des omissions et des fautes ; mieux que personne je m'en doute. Devant ce nombre de fiches chronologiques, qui oserait me les reprocher trop vivement.
Il faut avoir pitié de ceux qui ramassent péniblement le grain et oublient des épis.
Il m'a été impossible de donner la date de toutes les éditions parues chez a certains » libraires. Chaque maison ne devrait-elle pas posséder un catalogue par fiches de ses impressions. De même pour « certaines » revues ou journaux. Le congrès de Bibliographie en avait exprimé le vœu; j'en profite pour le rappeler : c'est essentiellement utile à tous.
Le point d'interrogation que l'on verra après certains articles signifie que malgré nos recherches nous n'avons pas pu découvrir le volume ou le passage où il est question d'Ozanam. Toutefois nous en avons laissé la mention pour qu'on puisse à l'occasion combler la lacune.
Puisse cette bibliographie el bibliographie servir à glorifier comme il le mérite l'élève modèle, l'étudiant chrétien, le professeur de Sorbonne, l'intrépide défenseur de l'Eglise, le fondateur de la Société de Saint-Vincent de Paul, et le grand serviteur de Dieu que fut le célèbre Lyonnais, Frédéric Ozanam, dont le corps repose à l'Institut catholique de Paris.
Quelques mots de biographie :
i8i3. Né à Milan le 23 avril.
1823-29. Elève du collège royal de Lyon.
i83o. Clerc d'avoué à Lyon.
1 83 1 -36. Etudiant en droit à Paris.
1 833. Fonde la Société de Saint- Vincent de Paul.
1 833 . icr voyage en Italie.
i834. Provoque les conférences de Notre-Dame.
1 836. Docteur en droit à Paris.
1839. Mort de son père, retour à Lyon.
1839. Professeur de droit commercial.
1839. Docteur es lettres à Paris.
1839. Mort de sa mère.
i84o. Agrégé de l'Université de Paris.
1 84 1 - Voyage en Allemagne. Cours en Sorbonne.
i84i. Il épouse Mlle Soulacroix à Lyon.
i84i. Mission scientifique en Italie.
i84i. Membre correspondant de l'Académie Tibérine de Rome.
1842. Il s'installe à Paris.
18^2. Professeur à Stanislas.
18/J2. De l'Académie des Arcades de Rome.
i844. Professeur titulaire en Sorbonne (chaire de littératures étrangères).
i845. Naissance de sa fille Marie (Me Laporte). 1846. Chevalier de la Légion d'honneur.
1846. 38 voyage en Italie.
1847. De l'Académie de la religion catholique de Rome.
1847. De l'Académie royale de Bavière.
1848. Garde national.
1 848. De l'Académie de Lyon.
1849. Prix Gobert.
i85o. Id., pour la seconde fois.
i85o. Voyage en Bretagne, Normandie, Angleterre, Espagne, Italie.
i853. Retour en France.
1 853. Il meurt à Marseille le 8 septembre. Inhumé à Paris.
1 856. Prix Bordin.
1 9 1 3. Centenaire de sa naissance.
A.-J. CoRBlERRE.
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