‹ P.-J. Proudhon, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 140 sur 169 · PROUDHOX ET LE CHRISTIANISME · texte numérisé non relu

PROUDHOX ET LE CHRISTIANISME

I. — Le plaidoyer imaginaire de Sainte-Beuve et la « sympathie » de Proudlion pour Jésus-Christ. — Réponse au plaidoyer. Extraits de la correspondance. — Proudhon soutient que la religion était, chez le Christ, chose secondaire. 11 s'était démenti d'avance. — Conception de Jésus-Christ et de sa doctrine d'après les ouvrages posthumes de Proudhon. — Il sépare le christianisme du Christ (Césarisme et christianisme, premier mémoire sur lapropriéié). — La haine de Proudhon contre le christianisme avivée par la politique issue du coup d'Etat. — Proudhon poursuit toutes les religions dans la religion catholique : comment et pourquoi il s'attaque de préférence au catholicisme. — Double : manœuvre mettre le catholicisme hors du droit commun, le réduire à n'être qu'une institulion d'Etat. — - Exécution du plan. — Inconséquences.

TI. — L'oraison dominicale commentée par Proudhon.

Proudhon eut, môme après sa mort, des démêlés avec la justice. Celle-ci s'occupa, pendant quelques jours, de ses évangiles annotés. Sainte-Beuve suppose à ce propos un plaidoyer de fantaisie dans lequel un avocat imag-inaire aurait fait appel à l'imag-e du Christ*. Dans une sorte de prosopopée, Jésus-Christ, s'adi^essant lui-même aux jug-es, aurait dit, entre autres choses : « Combien « de ceux qui ne passent pas pour me blasphémer et qui

Page 1