‹ P.-J. Proudhon, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 142 sur 169 · I . Corresp., t. II, p. 3u · texte numérisé non relu

I . Corresp., t. II, p. 3u

fait des progrès, s'il est possible. 11 brûle de recommencer sur nouveaux frais la g-uerre de Voltaire et de Rousseau; il voudrait résumer toutes sesétudes bibliques en un volume qui fût pour la France ce que le livre de Strauss a été pour l'AUemag-ne i.Il tressaille d'allég'resse en constatant que le peuple abandonne la relig-ion ; qu'à Lyon, par exemple, un certain nombre de g'ens ne font plus baptiser leurs enfants, ne se marient pas à l'ég-lise et se font enterrer civilement -.

En i85o, il a décidément reculé les bornes de la « sympathie » comme celles du respect : « Vous « pouvez dire à Chevé de notre part à tous, écrit-il à (( Darimon ^, qu'il est trop tard pour prendre la défense « du catholicisme et qu'à l'avenir nous n'avons plus « pour lui qu'un sentiment, celui qu'exprimait Voltaire « par ces doux mots : écrasons rinfûnie '*. » Il goûte, il savoure cette dernière phrase. « Somme toute, c'est « toujours le parti prêtre qu'il faut attaquer le premier, « Delenda Carthag'o. Ecj\ l inf. "->. » « Je vous serre la « main comme à un vrai fidèle et je dis comme Voltaire (( au marquis d'Arg-ens : Ecr. l'inf. ^. » « Tiens bon ! « ne lâche pas ! Ecr. l'inf. ". » « Les événements et

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