SCÈNE VIII
MOULINET, OLIVETTE.
MOULINET
Eh bien ! lu as fait là de la jolie ouvrage.
OLIVETTE.
Dame! papa, fallait bien faire voir... (Avec intention.) qu’on vous avait trompé en vous disant que mon petit zouave était un voltigeur, et que ce vilain grenadier vous avait menti.
VOIX DE LA GRANDMÈRE, dans la maison.
Mais embrasse-le donc aussi, Pierre, et donne-lui ton consentement.
OLIVETTE.
Vous l’entendez, petit père, elle veut notre bonheur.
MOULINET
Le bonheur est dans les pièces de cent sous, pas autre part : j’ai lu ça dans le Journal des connaissances utiles.
GIRODEAU, dans la maison.
Je l’embrasserai quand il aura renoncé à Olivette.
MOULINET, à sa fille.
Tu entends à ton tour... Eh bien, c’est comme si le notaire y avait passé... Allons, vite, rentrons à la maison, marche devant moi, et plus vite que ça. (il la pousse devant lui et la fait rentrer malgré ses supplications.)