‹ P'tit fils p'tit mignon vaudeville en un acteChapitre 2 sur 116 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

GIRODEAU

Ahf pour ça, faut pas en parler I.. des vignes de Normandie, ça ressemble à du suresnes comme deux gouttes d’eau ; mais vous avez mieux que ça, vous possédez un vrai trésor, et votre fille Olivette n’apporterait que son bonnet de coton, que j’ la prendrais tout de même.

' MOULINET

A la bonne heure, v’ià qu’est parler. N’y a plus qu’une chose qui me tarabuste...

GI RODE AU

Quoi donc?..

MOULINET. 1

La grand’mère a beau habiter depuis des années la Normandie, la bonne maman se souvient toujours qu’elle est Bretonne... elle a une tête, une volonté, et s'il lui prenait fantaisie de laisser tout ce qu’elle possède à votre garçon...

GIRODEAU

Taisez-vous donc, elle n’a qu’une idée qui l’occupe... sa vengeance...

MOULINET

Sa vengeance!..

GIRODEAU

Eh oui, donc ! Depuis que le gros chat noir du braconnier Mathias lui a croqué le moigneau qu’elle serinait et qu’elle avait élevé à la brochette, elle tient tant à punir l’animal criminel, qu’elle m’a dit que si j’arrivais à le détruire, elle se croyait capable de me donner tout son bien de son vivant.

moulinet.

Alors, il n’y a plus qu’à s’occuper du repas de fiançailles... (Ritournelle de l’air suivant.) Mais je crois que j’entends Olivette...

GIRODEAU

Pourquoi ça qu’elle est toujours triste depuis queuque temps?.. '

MOULINET

Elle triste!.. Tenez, écoutez -la plutôt, elle chante comme une alouette...

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