‹ Padoue & VéroneChapitre 23 sur 73 · B^^^^OD · texte numérisé non relu

B^^^^OD

^■■■kk:^

pour le corps du Christ dans le Criai fiiinml . j.a riiison en est sans doute que, lr>rsquil a dû peindre la divinité, l'artiste n'a pas osé se dégager franchement des fi>rm<'s traditionnelles. 11 est un peu jilus hardi lorsqu'il représente les deux larrons. Mais on douterait encore que ces figures soient du même temps que celles de saint <ieorges et de sainte Lucie. iJes anomalies analogues et tenant à la même cause pourraient être encore relevées au siècle suivant (les crucifiements de Fra Angelico par exemple). 11 en fut de même dans l'antiquité pa'ienne et la figure de Pallas dans le fronton d'Egine conserve un caractère très nettement archaïque en comparaison des statuesqui l'accompagnent.

I. K.'m.'iri|ii.;rU-b.iurr,>aiL li^iMllc dt- r..iitrr(nii :itti-.- !-■ f.'ii dan:- K- M.irhr.' Je s.iiiitc

Ces traces d'archaïsme n'empêchent pas de sentir partout dans la chapelle Saint-Georges le goût et la curiosité de la science. Ils ne se montrent pas seulement dans le dessin des figures, mais dans une préoccupation déjà heureuse de la perspective qui trouve d'autant plus à s'appliquer que l'architecture et une architecture souvent compliquée) tient une grande place dans les fonds. Padoue, la ville savante, n'avait pas attendu l'enseignement florentin de Paolo Ucello pour s'adonner à ces recherches. Nous rappelons également ici (chose qui tient en partie aussi à la science), les progrès dans la richesse du coloris que nous signalions en commençant. D'après Burckhardt la palette des peintres de San (îiorgio contiendrait deux fois plus de tons que celle deGiotto et de ses contemporains. Il faut insister plus encore sur les progrès dans la facture et sur le soin apporté à l'exécution du morceau. L'habileté du modelé et le moelleux de la touche rendraient invraisemblables la date non contestable de certaines figures.

Cette exécution, cependant, n'est pas la même dans tous les sujets et l'on peut chercher à distinguer ce qui appartient à Altichieri de ce qui doit être donné à Jacopo d'Avanzo. On a comme point de départ dans cette étude les Funérailles de Sainte-Lucie qui sont signées : Avencius Ver. [oncnsis . Knfin dans une même œuvre cette exécution se trouve très sensiblement inégale ; ce qui prouve que les maîtres n'ont pas tout fait et ont eu recours à l'aide de leurs élèves. Souvent les mains sont moins bien étudiées et moins bien peintes que les tètes.

En continuant notre examen avec plus d'attention, nous pourrons, comme à l'Arena, suivre les progrès accomplis par les artistes et la transformation de leur talent pendant qu'ils poursuivaient leur œuvre. Parfois ils semblent gênés par leurs progrès mêmes. La dignité et la noblesse jointes à la clarté et à la simplicité se montrent mieux dans la partie supérieure de la vie de saint Georges que dans la partie inférieure, très probablement exécutée la dernière et où le peintre cherche à étaler un peu sa science récemment acquise et à accentuer avec quelque exagération l'expression et le geste. Mais là encore on reste frappé de l'élévation du sentiment.

La chapelle Saint-Georges fut la chapelle sépulcrale de la famille dei Lupi, marquis de Soragna. Commencée par Raimundino Lupi, général au service des Carrare en 1377, elle ne reçut son achèvement que de Bonifazio Lupi en 1384.

Bonifazio Lupi avait fait aussi construire la chapelle Saint-Jacques (depuis Saint-Félix) à l'église del Santo et il en avait confié la décoration aux mêmes artistes. Le travail avait été commencé en 1376. La

SLICCESSi:URS UE (HOXTO 59

chapelle San (.iiacomo serait l'œuvre capitale de la peinture padouane à cette époque, si la chapelle Saint-(ieorges n'existait pas. La composition la plus importante est une crucifixion divisée en trois parties par les colonnes engagées dans le mur. Elle est intéressante à comparer au même sujet traité par les mêmes artistes à San (iior-

i-es scènes empruntées à la vie de saint Jacques le majeur ont iicrmis de traiter des sujets de caractères très divers : Ermogène faisant apparaître les démons, puis se convertissant à la voix du saint; s.iint Jacques apparaissant en songe au roi d'Kspayne Kamire; le roi annonçant à sa cour la

qu

ent

ï'^Ssz^iyUL.

■ W*-'^ét- ' ' -

■ l'intervention du t

d'avoir; la bâta entre les Arabe; les Espagnols s

les murs de Clavijo, .\\.mi;. s^mii: Lu.k- a>.bataille dans laquelle la victoire fut assurée aux chrétien:

qui lui valut le surnom de Matonioros '.

Il ne reste rien de la décoration du Palazzo del Capitanio où, dans la Salle des Hiiiptrciirs, Altichieri et Ottoviano Pradino avaient représenté les empereurs romains; miris ciiin ftgiiiis, ciDiiqnc triiiiiiplus, aiiro optiinoque ciim colore dcpLctis '.

On voit donc qu'au xiv" siècle et au commencement du xv' l'école

. I,;ibiit;iîlk d<: Cliivijo fut livrC-t: p^ir K^imircU.r . Michel S:ivim;irole, op. iit. ■ Mcrveilk-usieslinui ■l'cles (ncilliïurcs couleurs -i.

i d<; Lût

r^'Knu Jc843;i85o.

de Fad'jue c'tait renianiualtlc par k- talent romnn* par l'aciivité Cot alors qu'une nouvi-lU- im|>ulsi<>n partie de Florence contribua à préparer l'apparition d'un des plus jrrands artistes de la Renaissance, d'un de ceux dont l'influcncf a été la jilus profonde et la plus durable sur les arti>ti->. qui ont suivi; Andréa Manteijtta Cette fois-ci, ce ne fut jias un |)einire. mais un -iculpteur qui diri^jca le mouvement : Honatello J3H5-i46(' . 11 est vrai qu'il tut accompa^tné d'autres artistes toscans qui étaient peintres, l'aolo di Dono. |»Uis ruunu -ous le nom de Paolo l'rello et Cennino Cennini

Page 1