CHAPITRE II
L'ANTiaUITl-
Que Vérone ait été fondée par les Euganéens, les Rhètes ou les Vénètes, elle lit partie de l'empire des Etrusques et reçut leur civilisation. Elle fut, dès une haute antiquité, une des villes les plus importantes de l'Italie du Mord.
Conquise par les Ciaulois qui chassèrent les Etrusques du bassin du Pô, elle était à la fin du iiT siècle avant Jésus-Christ soumise aux Romains. Bientôt élevée à la dignité de colonie et rattachée à la tribu Publicia. elle s'était rapidement romanisée. Car dès le premier siècleavant notre ère, elle pouvait se glorifier d'avoir donné naissance à un des poètes les plus
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délicats de la littérature latine, un de ceux qui avaient le plus de vogue et d'autorité pour le st3^1e à Rome même, Catulle, et elle en était non moins fière que Mantoue de son Virgile :
Mantua Virj^ilio Gaudet : Verona Catullo, Dit Ovide ', et Martial- un siècle plus tard, disait de même :
Tantiim maij^na siio cl«'brt Verona Catiill»» Quantum par\a suo Mantua \'ir^ili(».
C'est à un de ses compatriotes qui a laissé aussi un nom dans la littérature latine, c'est à Cornélius Xepos, Thistorien, que Catulle dédie son recueil, ^milus Macer, le poète ami de Virgile, était Véronais et peut être aussi Pline le naturaliste. JNlais ce qui doit plus particulièrement nous intéresser, ici, c'est que Vérone est probablement la patrie de Vitruve.
Sur la porte monumentale appelée ^l/v des Gavi\ du nom delà famille qui Tavait élevée, on lisait, outre les noms des fondateurs, l'inscription suivante :