RE
of God's Word at Chebacco, no:
ntenac la sommation de l'amiral, le matin du 16 octobre 1690.
mation avait été rédigée la veille, lue, discutée et approuvée À une séance du
conseil de guerre tenue à bord du vaisseau-amiral, le LS
l'apprend la brochure américaine, à la page 22 « The summons was read, duly considered and ordered to be sent to Count
Frontiniak or the chief in authority at Quebeck by the hand of Capt. Lieut.
omas Savage ».
L'auteur de cette relation, le Rev. John Wise, faisait partie de l'expédition en qualité de chapelain militaire.
(Sur l'air de « Malbrough s'en va-t-en £&uerre)
Sir Phips s’en va-t-en guerre
Mironton, mironton, mirontaine,
Sir Phips s'en va i-en guerre Contre le Canada,
Il ne se doute guère Mironton etc.
Il ne se doute guère De ce qui l'attend là,
Mais croit descendre à terre Mironton etc.
Mais croit descendre à terre Sitôt qu’il sommera !
Venez, beau militaire, Mironton etc.
Venez, beau militaire Québec vous recevra !
Et mettra pour vous plaire Mironton etc.
Et mettra pour vous plaire Ses habits de gala !
Mais à quoi bon tant faire | Mironton etc.
Mais à quoi bon tant faire Rien ne l'éblouira.
Car ce parlementaire, Mironton etc.
Car ce parlementaire Regarde et ne voit pas !
Quelle étrange visière Mironton etc.
Quelle étrange visière Lui fait ce bandeau-là !
Gentii parlementaire, Mironton etc,
Gentil parlementaire Appuyez sur mon bras !
Car vous pourriez bien faire Mironton etc.
Car vous pourriez bien faire Deux ou trois mauvais pas.
En grimpart jusqu'à l'aire Mironton etc. En grimpant jusqu'à l’aire De l'aigle qui est là.
(Montrant le Château Saint-Louis),
Quand tu verras, corsaire, Mironton etc.
Quand tu verras, corsaire, A qui tu parleras !
Ça te donnera l'erre Mironton etc.
Ça te donnera l’erre De redescendre en bas (1) !
Le parlementaire est mis en présence de Frontenac et on lui enlève brus-
quement son bandeau,
mm
(1) L'air de Malbrough s'en va-t en
Ke les mots de la chanson,
£uerre est de beaucoup plus ancien
Il était déjà vieux au temps de la Ligue, et les
ictionnaires historiques nous a prennent qu’en 1563 on chantait sur sa musi-
ue les counlets du Conor du
Phips.
'uc de Guise, assassiné par Poltrot, onc parfaitement loisible de chansonner, sur le même air, le parlementaire de
11 m'était
Le parlementaire. — May I speak to Count Frontenac. .
Frontenao, (l'interrompant), — C'est moi, Monsieur !
Le parlementaire (poursuivant), — lieutenant-general and Sovernor for the French King at Canada... ,....
Frontenao (l'interrompant), — C’est moi, Monsieur !
Le parlementaire (poursuivant), — or, in js absence, to his deputy or him or them in chief command at Quebec ?
Frontenac, — C'est moi, Monsieur !
Valrennes (au parlementaire) — Nommez-vous, d'abord.
Le parlementaire. — What ?
Blenville. — Your name, sir ?
Le Parlementaire. — Captain-lieutenant Thomas Savage.
Blenville. — In what capacity ?
Le parlementaire, — As bearer of a summons from Sir William Phips, Knight, General and Commander in and over their’ Majesties forces of New England, by sea and land, to Count Frontenac,
, under your d estates of
Frontenac (interrompant), — Je n'ai jamais été familier à, 2e l'Anglais, aussi, M. de Bienville, vous seriez fort aimable de me traduire ce document.
Bienvi!le (au parlementaire), — That Paper, please,
(Le parle nentaire lui retaet la sommation),
Bienville
Par cette présente oc sévèrement, cependant, étant dési-
reux d'éviter les actions inhumaines et contre le Christianisme, comme aussi pour prévenir l'effusion du sang autaut que possible, moi, ci-dessous, Guillaume Phips, Chevalier, par ces présentes et au nom de leurs Très Excellentes Majestés Guillaume et Marie, Roi et Reine d'Angleterre, Ecosse, France et Irlande, Défenseurs de la Foi, et par ordre de leurs susdites Majestés, Gouverneur du Massachusetts, colonie dans la Nouvelle-Angleterre, demande que vous ayiez À rendre vos forts et châteaux sans être démolis, camme aussi toutes les munitions sans y être touchées, comme aussi une prompte délivrance de tous les captifs ensemble avec la délivrance de vos personnes e, bic .s à ma disposition. (Mouvements d'indignation dans la foule)
Ce que faisant vous pourrez espérer pardon de moi comme un chrétien, ainsi qu'il sera jugé à propos pour le service de leurs Ma‘estés et la sûreté de leurs sujets ; ce que, si vous refusez de fa re, je suis venu pourvu et résolu, avec l’aide de Dieu dans ler uel je me fie, par force d'armes de revancher tous les torts et les injures qui nous ont été faits et de vous rendre sous la sujé 1on de la couronne d'Angleterre, et lorsque, trop tard, vous < voudrez faire, regretterez de n'avoir plus tôt accepté la fave,.r que l'on vous a offerte.
Votre réponse positive, dans une heure, par votre trompette, avec le retour du mien, est ce que je vous demande sur le péril qui pourra s'en suivre.
(Signé) GUILLAUME Purps.
Clameurs immenses ! Toute l'assistance indignée fait mine de se ruer sur
le parlementaire, Seuls, Frontenac et Savage demeurent impassibles, Après un temps .....
Le Parlementaire, — Tirant sa montre et la mettant insolemment sous le visage de Frontenac, — It is ten o’clock, Sir, and by eleven, I must have an answer !
Tumulte indescriptible, cris, gestes de menace, les officiers tirent l'épée du fourreau.
Valrennes (furieux) À la potence! bandit! A la potence! Traitons cet insolent comme l'envoyé d’un corsaire. Phips, son digne maître, n’a-t-il pas violé la Capitulation de Port-Royal ? retenu Menneval prisonnier, et contre sa parole et contre le droit des gens? Retour de politesse, alors, (criant à la quelqu'un, perdu dans la foule) Hé! Ratier/ Rattier ! (1) sus à la vermine! Apporte ton échelle et tes cordes!
(1) En 1690, le bourreau de Québec (maffre des hautes œuvres, comme on l'appelait) se nommait Jean Rattier dit Du Buisson.
Le parlementaire : —-En vérité, monsieur, vous en causez à votre aise du droit des gens! et l’appliquez à merveille! Pendre un parlementaire! Le procédé serait bien français ! Seulement, rappelez vou: ce qu'il vous en a coûté, l'an dernirr, d'avoir envoyé aux galères ies ambassadeurs iroquois ! Auriez vous oublié déjà le massacre de La Chine ? Franchement, le bourreau n'a pas besoin de venir ici: le premier d'entre vous me fera bien mon nœud de cravate ! (à Vairennes) AZ. du Chanvre, je suis À vos ordres !
Frontenao.— Monsieur parle français, et bon français, l'aimable surprise ! J'en suis ravi. Vous savez encore mieux notre histoire que notre langue. Bravo! Votre geste est charmant : il me rappelle le Grand Condé, le seul à ma connaissance, qui ait jamais pris une ville avec une montre! Seulement, mon cher, laissez-Moi vous dire que vous n'êtes pas de force à renouveler ici ce tour d'adresse, Votre montre n’est pas À répétition, (rires ironiques). l’anecdote non plus, mais elle se raconte agréablement tout de mème.
C'était en 1652, nous étions en révolte ouverte contre la tyrannie de az i, Mademwiselle de Montpensier avait ex oyé l'ordre à la petite ville de Montargis d'ouvrir ses portes à l’armée du Prince de Condé, Le commandant de Montargis se nommait Mondreville. 11 refusa d'obéir. Alors Monsieur le Prince tirant Sa Montre — comme vous, milord — envoya dire au sieur de Mondreville que si, dans une heure —- toujours comme vous, milord — Montargis n’ouvrait pas ses portes, il les enfoncerait tout simplement et que, tout simplement aussi, ses habitants, du premier au dernier, seraient pendus.
Dix minutes plus ta:1 Mondreville offrait au Prince de Condé un verre de vin pour le rafraîchir et Montargis le priait de lui faire l'honneur de coucher chez elle !
Voilà ce qui se passait en France, sous la Fronde, en 1652. Mais nous sommes au Canada en l'an de grâce mil six cent Honante, vieux style. Mondreville est mort depuis longtemps, le Prince de Condé aussi, et, vous l’avouerai-je, monsieur, je ne suis pas d'humeur, ce matin, À jouer le rôle de Mondreville. Je tiendrais mieux, je crois, celui du Grand Condé. Ne m’açcusez pas de vantardise, Monsieur, mes blessures et mes cheveux blancs me permettent cette vanité du courage. Dites-moi, (d'un ton railleur) en confidence, auriez-vous lu, par hasard, les Mémoires de Made-
moiselle de Montpensier ? Elle était grande amie de ma femme -. autrefois.
Le parlementaire (froidement). — JL,’ confidences, ni aux anecdotes, Monsieur 1 péril de votre réponse que je Frontenac.
que je ne sais, Jacques
Vous avez entendu, Monsieur le parlementaire, les murmures d'indignation soulevés autour de moi par votre arrogante sommation. Eh bien ! sachez que ce sentiment est commun à tous nos gentilshommes et À tous nos paysans, aux premiers
comme aux derniers d’entre eux !
Votre général croit-il, quand il m'offrirait des conditions plus douces, et que je fusse d'humeur à les accepter, que tant de braves gens, que voici, voulussent y consentir, et qu'ils me conseillassent de me fier à la parole d'un homme qui n’a pas gardé la capitulation qu'il avait faite avec le gouverneur de Port. Royal, et d’un rebelle qui a manqué à la fidélité qu’il devait à son légitime Roi, en oubliant tous les bienfaits qu'il en avait reçus, pour suivre le parti d’un prince qui, en essayant de persuader qu’il veut être le libérateur de l'Angleterre et le défenseur de la Foi, y détruit les lois et les privilèges du royaume, renversant la religion catholique. C'est ce que la justice divine, que votre général réclame dans sa lettre, ne manquera jamais de punir quelque jour sévèrement. »
Applaudissements, acclamations, bravos.
Le Parlementaire. — Monsieur le Gouverneur voudra bien me donner cette réponse par écrit.
Frentenac. — Et que faites-vous de ma parole? Par écrit ? Non, jamais ! (éclatant) : « Je vais révondre à votre maître par la
ET
bouche de mes canons ! » [A Valreunes): M. de
Valrennes, ramenez le parlementaire à Son canot. (Aux officiers) : Courons, messieurs, l'ennemi ! — Ly76 de Roi!
Clameur immense de Vive le Roï! Le parlementaire est reconduit à sa chaloupe sur l'air de: Va, va, va, p'tit bonnet, grand bonnet.
Messieurs les Anglais de Boston
Va, va, va, p'tit bonnet, tout rond,
Se sont fâché Pour tout de bon,
P'tit bonnet, grand bonnet, P'tit bonnet tout rond Et va, va. va, p'tit bonnet, grand bonnet,
Et va, va, va, P'tit bonnet tout rond.
Se sont fâchés pour tout de bon, En Boguenardant il répond :
Va, va, va, etc. Va, va, va, etc.
L'amiral Phips, quel fanfaron! Au Colin-Maillard d’entrepont, P'tit bonnet, etc, etc P'tit bonnet, etc,
L'amiral Phips, quel fanfaron !
Va, va, va, etc.
Croit que nous Capitulerons P'tit bonnet, etc, etc.
Au Colin-Maillard d’entrepont,
Va, va, va, etc.
Si t'as du toupet, j'ai du front !
P'tit, bonnet, etc,
Croit que nous capitulerons Si t'as du toupet, j'ai du front ! Va, va, va, etc.
Va, va, va, etc.
; : » Va, va, L Dans une heure! Oh c'est un Remets ta montre en ton giron, [peu prompt !
tit E E P'tit bonnet, etc, etc. P'tit bounet, etc Dans une heure ! Oh ! c’est un Remets ta montre en ton giron, [peu prompt 1 Va, va. va, etc, Vaiva valet , Tu n'es pas Condé, monmignon !
Frontenac bondit sous l'affront. P'tit bonnet, etc P'tit bonnet, etc, etc. ;
Tu n’es/pas Condé, mon mignon, Frontenac budit sous Jaffront, Va, va, va, etc. Va, va, va, etc, etc. Il est dangereux, nom de nom ! Ce gouverneur n’est pas poltron, P'tit bonnet, etc, P'tit bonnet, etc, etc.
Il est dangereux, nem de nom | Ce gouverneur n'est Pas poltron, Va, va, va, etc. Va, va, va, etc. De me commander sur ce ton ! En goguenardant il épond : P'tit bonnet, etc, P'tit bonnet, etc.
De me commander sur ce ton Va, va, va, etc.
Car je monte au diapason, P'tit bonnnt etc.
Car je monte au diapason, Va, va, va, etc,
De qui me parle en rodomont, P'tit bonnet, etc.
De qui me parle en rodomont.
Va, va, va, etc.
Mes compliments à ton patron, P'tit bonnet, etc.
Mes compliments à ton patron, Va, va, va, etc.
Tu lui diras que je réponds P'tit bonnet, etc.
Tu lui diras que je réponds
Va, va, va, etc.
« Par la bouche de mes canons !»
P'tit bonnet etc.
Et va, va, va, p'
Et va, va, va, p'
tit bonnet, grand bonnet tit bonnet tout rond.
HUITIEME PAGEANT
13ième TABLEAU : — Grande parade d'honneur
Montcalm et Wolfe, Lévis et leurs régiments respectifs, défilent
Murray, Carleton et Salaberry, à la tête de au bruit du canon et des fanfares. Salnt
général des troupes auquel répondent les salves des vaisseaux de guerre ancrés
er rade,
Groupement de tous les personnages du Cortège Historique et des
Chant des deux hymnes nationaux : O CANADA let DIEU SAUVE LE Rot !