NÉCESSITÉ DES FAMILLES NOMBREUSES POUR LA PATRIE ET LA RACE
La Vie est d'autant plus intense chez un peuple qu'il est composé pour une majeure partie de générations plus jeunes, avides de vivre et de se faire une place au soleil; la lutte pour l'existence est d'autant plus féconde qu'elle se produit entre des jeunes gens, non entre des hommes fatigués qui n'ont plus l'enthousiasme du travail; une nation plus jeune et plus peuplée est donc un organisme plus riche et plus résistant; c'est comme une machine à vapeur sous une plus haute pression.
De même qu'une plus grande fécondité augmente l'intensité de vie physique et mentale dans une nation, elle augmente aussi l'intensité de la vie économique, précipite la circulation des richesses, accroît enfin la somme des richesses publiques au lieu de la diminuer. C'est ce que nous voyons se produire sous nos yeux en Allemagne et en Angleterre, où la richesse publique s'est acciiie parallèlement à la population. En Allemagne, dans une période de neuf ans (1872 à 1881), le revenu annuel
moyen de chaque individu augmentait de 6 p. 100 en même temps que la population s'accroissait par millions. On voit combien est superficiel le calcul des économistes qui attribuent à la surabondance de la population la cause principale de la misère. Tant qu'il y aura sur terre une parcelle de sol occupable, peut-être même quand le sol sera cultivé tout entier (car la science aura pu créer alors de nouvelles sources de bien-être et même d'alimentation), un homme constituera toujours un capital vivant, de plus haut prix qu'un cheval ou un bœuf, et accroître la somme des citoyens d'une nation, ce sera accroître la somme de ses richesses.
Les races inférieures se multiplient sous la domination des races supérieures : ainsi les nègres au Cap, les Chinois et les nègres aux États-Unis, et même les derniers survivants des Peaux-Rouges, qui semblent aujourd'hui vouloir faire souche. Enfin rOrient contient dans l'empire chinois un véritable réservoir d'hommes, qui se déversera tôt ou tard sur le monde entier. En face de ces foules compactes, qui vont s'accroissant avec rapidité et dont la civilisation ne peut que protéger l'accroissement, quatre ou cinq grandes nations de l'Europe, avec les États-Unis et l'Australie, semblent peu de chose. L'avenir de l'humanité dépend mathématiquement de la proportion selon laquelle les races les plus intelligentes seront représentées dans ce mélange complexe qui constituera l'homme à venir. Un Français, avec les aptitudes scientifiques et esthétiques de sa race, représente en moyenne un capital social cent fois supérieur à un nègre, à un