LA TOILETTE D'IRUS
lAUl, 1m regardant.
SpadiUe a Fair d'une oie, et Quinola d'un cuistre; Je ne sais pas à quoi je me déciderai.
LABRTRy entrant.
Et VOUS, vous avez Fair, mon neveu, d*une bète. N'ètes-vous pas honteux de vous poudrer la tète, Et de perdre à courir dans votre cabinet Plus de temps qu*il n*en faut pour écrire un sonnett Allons, venez dîner; — votre assiette s'eiyiiuie.
mus.
Vous ne voudriez pas, au prix de votre vie, Me traîner au salon, sans rouge et demi-nu?
Quel habit faut-il mettre?
LASRTE.
Ehl le premier venu.
Allons, écoutez-moi. Vous trouverez à table Le nouvel arrivé; — c*est un jeune homme aimable Qui vient pour épouser un de mes chers enfants. Jetez, au nom de Dieu, vos regards triomphants Sur un autre que lui ; ne cherchez pas à plaire, Et n*avalez pas tout, comme à votre ordinaire. Il est simple et timide, et de bonne fagon ; Enfin c'est ce qu*on nomme un honnête garçon. Tâchez, si vous trouvez ses manières communes, De ne point décocher, en prenant du tabac. Votre charmant sourire et vos mots d'almanaah. Tarissez, s'il se peut, sur vos bonnes fortunes. Ne vous inondez pas de vos flacons damnés ; Vos gants blancs sont de trop ; on dîne les mains nues.
• • mus.
Je suis presque tenté, pour cadrer à vos vues, D'ôter mon habit vert, et de me mettre en noir.
LASRTE.
Non, de par tous les saints, non, je vous remercie. La peste soit de vous! — Qui diantre se soucie, Si votre habit est vert, de s'en apercevoir?
(Extrait de : A quoi révent les jeunes fiUesf)
byGoogk