CE QUE LEIBNIZ KEGRETTAIT EN LOGIQUE
par l'algèbre du principe d'identité ne peut tenir la place ».
Les géomètres ont donc bien deux procédés. Il y a donc aussi au moins deux procédés dans la logique générale. Ces deux procédés ont été appelés par Aristote, tantôt syllogisme et induction, tantôt syllogisme et dialectique et par Platon déduction syllogistique et procédé dialectique. L'un, dit Aristote, trouve les majeures, l'autre déduit les conséquences. On peutnommer l'un, avec Leibniz, logique d'invention, l'autre, logique de déduction, ou logi({uc transcendante et logique immanente. Ce sont les deux procédés de la raison, les deux types généraux du raisonnement, les deux mouvements de l'esprit humain, mouvements qui, dans la pratique, sont à peu près toujours impliqués l'un dans l'autre, mais que la théorie a trop peu distingués. Et cette lacune a été, jusqu'à présent, la source des plus grands embarras de la philosophie.