‹ Pages choisies des grands écrivainsChapitre 157 sur 258 · Ooui finilUi.'s rlvnlei · texte numérisé non relu

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snbstructions profondes, des égouts monumentaux où auraient pu passer les triomphes des Césars, toutes les sombres merveilles de Roma sotterranea^.

Pétrarque * avait désigné Rome oubliée à la religion du monde. Brunelleschi la retrouva, la recomposa en esprit. Quen'a-t-il laissé écrit ce courageux pèlerinage ! Presque tout était enfoui. En creusant bien loin dans la terre, on trouvait le faîte d'un temple debout. Pour atteindre cette étrange Rome, il fallait y suivre les chèvres aux plus hasardeuses corniches, ou, le flambeau à la main, se plonger aux détours obscurs des abîmes inconnus.

Il apprit des Romains tous leurs secrets, et, de plus, celui de les surpasser.

L'ambition titanique de Brunelleschi, sa foi au calcul, lui firent croire que, sur des assises moins larges, il mettrait premièrement les voûtes énormes des Tarquins ^, et, par-dessus, enlèverait le Panthéon^ à trois cents pieds dans les airs.

D revint et demanda à achever la cathédrale de Florence, Santa Mariadelle Fiori, dont l'architecte était mort après avoir seulement jeté les fondations en terre. Fondations octogones et d'un plan particulier qui compliquait la question.

U s'agissait de faire pour la première fois une construction durable, qui se soutint elle-même et sans secours étrangers.

Le grand artiste dit son plan. Mais personne ne voulut comprendre. Les juges se mirent tout d'abord du côté des impuissants. Tous rient. Il fut convenu qu'il était

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