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Médecin du roi ; il louait le journal do sa santé

On exigeait du roi qu'il eût, de sa personne, dirritantes conférences avec les gens du parlement pour l'affaire de la bulle contre les jansénistes*.

Le roi fit venir plusieurs fois à Marly* les présidentset avocats généraux. Ils flottaient, hésitaient, n'osant faire au roi dos promesses dont ils auraient été désavoués par leur compagnie. Le roi, indigné, déclara qu'après Marly il irait lui-même au parlement, y tiendrait un lit de justice', et verrait (dit-il avec aigreur) ce qu'il avait de crédit dans cette compagnie.

Le samedi 10 août, il revint le soir de Marly à Versailles. On le trouva étonnamment changé. Il ne se sentait pas en état d'accomplir sa menace, de forcer le parlement dans un lit de justice.

Le 13 août, le roi fit l'effort de recevoir debout un prétendu ambassadeur de Perse et de signer avec lui un traité. Cette comédie, dont les ministres avaient flatté sa vanité, l'acheva réellement. Le matin, il avait fallu le porter à la messe, et le soir on le roula au concert qui se faisait chez madame de Maintenon. Il y parut un homme mort. Fagon ne voulait pas que le roi fût malade, et personne n'eût osé le dire. Quatre médecins qu'il appela se gardèrent bien d'être d'un autre avis. Ils ne firent rien qu'admirer, approuver, chanter en chœur la sagesse de Fagon. Le lendemain quatre autres médecins, mais toujours des louanges et des admirations.

Tout en faisant semblant d'être fort rassuré, on se hâtait pourtant d'agir. On fit venir les gens d'armes du roi

■1. Le pape avait lancé contre les jansénistes la bulle Unigenittu ; le parlement faisait des diflicultés pour

vent pendant les dernières années de sa vie.

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