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La description de ces drapeaux est donnée plus loin

dons si précieusement ici, autre chose qu'une bannière pieuse qu'on portait aux processions religieuses. Au fond, cela importe peu peutêtre. Il suffit que cette vénérable loque symbolise, à tort ou à raison, un glorieux souvenir." De son côté, M. Ernest Gagnon s'exprime ainsi dans une lettre, datée du 9 avril 1906, adressée à un officier du bureau des archives fédérales, M. Boutet: "J'ai écrit l'article de la Revue Canadienne 1 dont vous me parlez à peu près sous la dictée de M. L.-G. Baillairgé. La vieille chronique, mentionnée par lui, m'est absolument inconnue. Jamais M. Baillairgé n'a voulu me permettre de dérouler et de voir son drapeau de Carillon. Depuis la mort de M. Baillairgé, j'ai pu enfin voir ce fameux drapeau. . . qui n'en est pas un. C'est une très ample bannière, avec attaches au sommet, qui a dû être fort belle il y a plus d'un siècle. Elle peut avoir été donnée au fort Saint-Frédéric (ancien fort Beauharnois), voisin de Carillon, mais n'a aucun caractère militaire. Cette vieille bannière me paraît venir du marquis Charles de Beauharnois, et cela à cause des supports (aigles) et autres accessoires d'armoiries que

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