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LE BAS VIVARAIS

ou l'occasion ne s'offraient d'aller en vérifier la ressemblance. Enfin, l'été dernier, je m'ordonnai les eaux de Vais, non sans ressentir un peu de cette angoisse secrète qui précède toute possession, — autant dire toute désillusion. J'y reviens cette année, j'ai vu et revu tous les sites décrits par le bon Albert du Boys. Eh bien ! la part faite à l'inévitable déchet du réel, ni lui, ni son illustrateur, ni mon prisme enfantin n'avaient trop exagéré. Il y a des régions plus majestueuses dans notre France ; il n'y en a pas, à ma connaissance, de plus originale et surtout de plus contrastée, où l'on puisse comme ici passer en quelques heures de la nature alpestre à la nature italienne ; il n'y en a pas où l'histoire de la terre et des hommes soit écrite sur le sol en caractères aussi clairs, aussi vivants. Ajouterai-je qu'il n'en est point de plus ignorée et où l'on ait davantage le plaisir de la découverte?

(Notes sur le bas Vivarais.)

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