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LAVES D'AUVERGNE

Après la plaine, le volcan. Après le gras Berry, la rocheuse Auvergne. George Sand la première a décrit ces dykes pittoresques dont les bouillonnements figés attestent la violence des révolutions primitives.

Il y avait là, après les granités, une curiosité naturelle peu connue et qui n'étonne nullement les habitants de cette âpre région volcanique, mais qui avait pu tenter M. Butler1, s'il ne l'avait pas encore vue : c'est une scorie de quelque cent pieds de haut, dressée au bord du torrent, et si mince, si poreuse, d'aspect si fragile, qu'elle semble près de tomber en poussière. Elle est pourtant là depuis des siècles dont l'homme ne sait pas le chiffre, et, quand on touche les fines aspérités de ce géant de charbon et de cendres, on s'aperçoit qu'il a une résistance et une dureté presque métalliques.

Ces sortes de scories gigantesques sont ce que les géologues appellent des dykes. Ils sont nombreux dans le Velay et dans cette partie de l'Auvergne. Ce sont de véritables monuments de la puissance de3 matières volcaniques vomies à l'état liquide à

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