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LA COURONNE IVOUVIER SAUVAGE

prendre? L'Iiribe do la Lcrrci luL-cllr créée verte pour vous servir de linceul et non pour vous servir de lit? Et n'y aura-t-il jamais de repos possible pour vous au-dessus d'elle, mais seulement au-dessous?

Les païens, dans leurs heures les plus tristes, ne pensèrent pas ainsi. Ils savaient que la vie apporte son combat, mais ils attendaient aussi d'elle la couronne de tout combat ; oh I pas bien magnifique, seulement quelques feuilles d'olivier sauvage, rafraîchissantes au front fatigué, durant quelques années de paix. Elle eût pu être d'or, pensaient-ils, mais Jupiter était pauvre : c'était, là, tout ce que le Dieu pouvait leur donner. En cherchant mieux, ils avaient connu que ce n'était que moquerie. Ni dans la guerre, ni dans la richesse, ni dans la tyrannie, il n'y avait de bonheur pour eux : — seulement dans une aimable paix, féconde et libre.

La couronne devait être d'olivier sauvage, notez-le ; — l'arbre qui croît sans quepersonne en prenne soin, qui n'égaie le rocher d'aucune touffe de fleurs riantes, ni de branches vertes, mais seulement d'une molle neige de floraison et d'un fruit à peine formé, confondu avec la feuille grise et le tronc noueux comme l'aube-

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pine, ne préparant pour vous aucun diadème, sinon celui tressé par une telle fruste broderie I Mais tel qu'il est, vous pouvez le gagner de votre vivant : c'est le type de l'honneur gris et du doux repos, p.sAiTosjaa, àdôXwv y' à'vsxev. La franchise de cœur et la gracieuseté, et la confiance ininterrompue et l'amour partagé, et la vue de la paix des autres, et la part prise à leurs peines, toutes ces choses et le ciel bleu au-dessus de vous, et les douces eaux, et les douces fleurs de la terre au-dessous, et les mystères et les présences innombrables des choses qui vivent, peuvent encore être vos richesses ici, — richesses sans tourments et divines, pleines de ressources pour la vie présente et peut-être point sans promesses pour la vie à venir....

{La Couronne d'Olivier sauvage).

LISTE DES PRINCIPAUX OUVRAGES D'AUTEURS FRAN- ÇAIS SUR RUSKIN ET DES TRADUCTIONS FRANÇAISES DE SES ŒUVRES.

18Gi. — MiLSAND. — VRslhctiqxie anglaise, (^turJo sur M'John lUiskin, Paris (Gcrmcr-Bailliùre, éditeur), rôéditù en 1900, avec une éturlo sur Joseph Milsand, par M. Maurice .Alillioud. Lausanne (Libraire N(^uvello, E. FroTikfurter, édileur).

1897. — Robert de La Sizeuanné. — lUiskin et la Religion de la Beauté avec deux portraits de Ruskin. Paris (Hachette, éditeur).

1901. — George Ei.wall. — Traduction des Sept Lampes de V Architecture QiCiii, la Couronne d'Olivier sauvage avec 14 gravures. Paris (Société d'édition artistique, éditeur).

1901. — H. J. Brunhes. — Ruskin et la Bible . Paris (Perrin, éditeur).

1901. — Gustave-Fernand Hue. — Ruskin et la Femme, avec une préface de Robert de La Sizeranne. Paris (Société française d'imprimerie et de librairie, éditeur).

1901. — Jacques Bardoux. — John Ruskin. Le mouvement

idéaliste et social dans la Littérature anglaise au XIX« siècle. Paris (Galmann Lévy, éditeur).

1902. — Abbé Peltier. — Traduction d'Unto this Last,

Quatre essais sur les premiers principes d'éco nomie Dolitique, avec une introduction d» H. J. Brunhes. Paris (Gabriel Beauchesne, éditeur).

190 i. — Marcel Proust. — Traduction de la Bible d'Amiens, avec notes et préface du traducteur. Paris (Le Mercure de France, éditeur).

1905. — Robert de La Sizeranne. — Ruskin at Venice. A lecture given at the Palace of the Doges, in the Sala dei Pregadi, in présence of their Majcsties the King and the Queen of Italy, and the Menibers of the International Art Gongress, on the 21 st. September, 1905. London (George Allen, éditeur).

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1906. — M^e Malhilde P. Grémieux. — Traduction de Les Pierres de Venise. Études locales pouvant servir de direction aux voyageurs séjournant à Venise et à Vérone, avec une préface de Robert de la Sizeranne, ouvrage illustré d'un portrait de Ruskin et de 23 planches hors texte. Paris (H. Laurens, éditeur).

( 1906. — Eugénie Nypels. — Traduction de Les Matins à Florence, simples études d'art chrétien, avec des annotations d'Emile Cammaerts et une préface de Robert de la Sizeranne. Ouvrage illustré d'une vue de Florence et de 11 planches hors texte. Paris (H. Laurens, éditeur).

'^ 1906. — Christian Gherfils. — Canon de Turner. Essai de synthèse critique des théories picturales de Ruskin. Thèses Néo-ruskiniennes. Paris (Léon Vanier, éditeur).

1906. — Marcel Proust. — TraducI ion de Sésame et les Lys,

avec notes et préface du traducteur. Paris (Le Mercure de France, éditeur).

1907. — Mme Mathildc P. Grémieux. — Traduction de la

Nature du Gothique, chapitre extrait des Pierres de Venise, avec introduction de Paul Vitry, 12 gravures. Paris (Aillaud, éditeur).

1908. — K. JoHNSTON. — Traduction du Repos de Saint-Marc^

avec introduction et notes du traducteur, une reproduction d'un dessin de Ruskin et 4 gravures. Paris (Hachette, éditeur).

1909. — André Ghevrillon. — La Pensée de Ruskin (Ha-

chette, éditeur).

>. 1909. — Emile Cammaerts. — Traduction des Conférences sur l'Architecture et la Peinture. Paris (H. Laurens, éditeur).

1909. — Louis Baraduc. — Traduction de John Ruskin.

(1819-1900) de Frédéric Harrison. Paris (Mercure de France, éditeur).

1910. — Mï^« Gaston Paris. ■— Prseterita, La jeunesse de

Ruskin avec une préface de Robert de la Sizeranne (Hachette, éditeur).

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