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INTRODUCTION XXIX

C'est au bruit lointain de ces hommages et entouré d'une sympathie universelle que s'éteignit Ruskin. Sa mort, survenue le 20 janvier 1900, au milieu des rochers et des bois de Brantwood, au bord d'un des plus beaux lacs d'Angleterre, fut la fin harmonieuse que méritait sa vie : en parfaite simplicité et en discrête beauté. Il n'avait auprès de lui que deux ou trois de ses disciples et quelques paysans de son village. L'offre d'un tombeau à Westminster, le plus grand honneur que la nation anglaise puisse décerner à l'un de ses fils, fut refusé par sa famille, et, dans la célèbre abbaye royale, rien ne rappelle Ruskin que son médaillon de bronze placé au Coin des Poètes, à côté du buste de Walter Scott. Pour lui, il dort dans le petit village de Coniston, sous un sapin, tout près de l'école des enfants, pour lesquels il composa des cantiques. A la cérémonie qui suivit sa mort, les plus riches couleurs de cette Nature qu'il avait tant aimée lui firent cortège; des monceaux de fleurs, où se mêlaient les envois des princesses royales et des ouvriers des fabriques, s'écroulèrent sur son sommeil et rien de noir ne parut à ses éclatantes funérailles. Le drap mortuaire était de soie cramoisie, brodé de roses sauvages jetées sur fond gris,

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