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XIV INTRODUCTION

Aucune difficulté, aucune complication ne rebute son courage. Guidé par une perspicacité merveilleuse, servi par une sûre intuition, il refait le chemin qu'a parcouru l'auteur qu'il étudie ; il épouse les méandres de son inspiration; il scrute les derniers secrets de sa sensibilité et de son art. Les analyses qu'il fait d'un tempérament littéraire sont parfois d'une extrême subtilité, mais qui ne va jamais aux dépens de la clarté. Il n'essaye pas de simplifier ce qui n'est pas simple, mais on ne le voit jamais, appliquant le précepte d'un poète décadent, mettre de l'ombre autour de ses pensées. Leur distinction naturelle ne s'embarrasse pas des voiles de l'ésotérisme ; Lemaître se plaît, au contraire, à donnera ses lecteurs l'illusion qu'il esta peine plus savant qu'eux-mêmes, et qu'avec un peu de bonne volonté ils pourraient émettre tout aussi bien que lui, sur la littérature, des opinions qui, après tout, n'est-ce pas? n'ont d'autre mérite qu'un certain bon sens... A l'entendre, le sphinx dont il est le prêtre n'aurait pas d'énigme.

Ses lecteurs auraient tort de le croire.

D'abord, ce critique modeste est extrêmement compliqué. Il a écrit un jour, après avoir comparé lame des modernes à celle de l'auteur du Miracle de Théo^ phile : « Presque tout le fin de la psychologie consiste dans la notation des sentiments simultanés et de la proportion où ils se corabinenten nous, ou, mieux, de la répercussion, dans chacun de nos états moraux,

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