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RETOUR

O brise de la mer, ô plage solitaire, 0 senteurs des buissons, ô calme du matin, 0 moments de repos arraches sur la terre A l'avare destin !

« Que fais-tu? — Je travaille. — A quoi? C'est le mystère, La cendre d'un cigare étant mon seul butin, Mais je passais le jour sans rencontrer Voltaire, Sans lire Trissotin.

Ai-je perdu mon temps en cette reposée ? Mon; elle m'a donné tout ce que la rosée Donne aux prés rafraîchis.

Plus de vie et de joie est au fond de mon âme; Je vois ces champs, j'entends ce noble vent qui brame Sur les flots affranchis 1

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